Butembo-Education : Difficile de respecter les mesures barrières faute des moyens financiers

Butembo-Education : Difficile de respecter les mesures barrières faute des moyens financiers

Au deuxième jour de la rentrée scolaire ce mardi 13 octobre, les cours ont effectivement commencés pendant qu’une partie des élèves attendent encore d’être mis au courant de leurs résultats. Qu’en est-il du respect des mesures barrières contre la propagation du covid19, suivez ce reportage

Notre reporter a fait le tour des écoles et a constaté combien les responsables d’école étaient partagés entre la planification, les inscriptions, la délivrance des résultats scolaires de l’année précédente et l’hygiène des salles  des classes et de la cour scolaire.

Néanmoins, un fait est marquant, les mesures barrières ne sont presque pas observées.

Sœur Edwige Kavira Musayi, Directrice de l’EP KAMUSONGE regrette que les enfants soient ainsi exposés. Car l’école en soi n’a pas les moyens de payer un personnel de plus et les parents ne dotent pas leurs enfants des cache-nez.

« Les écoliers se présentent sans cache-nez. Nous regrettons de les voir si exposé mais nous ne pouvons rien. Ils s’inscrivent gratuitement. Nous n’avons pas d’argent.  L’école a certains thermo-flashs pour le prélèvement de la température mais nous n’avons les moyens de payer un personnel de plus. L’eau est disponible dans les tanks quand même.

Kasereka Mathé, directeur de l’école primaire Nyamusigha, ajoute que la distanciation sociale est le grand problème car les classes sont limitées.

« Certains écoliers portent leurs cache-nez mais il nous est difficile de respecter la distanciation physique vue que nos salles de classes sont limitées. Pour le port du cache-nez, nous donnerons aux écoliers quelques moments de pause pour respirer. », précise le directeur Kasereka Mathe.

Néanmoins, les élèves en soi eux ils savent comment se prévenir de la contamination du covid 19 comme le témoigne cette écolière de notre dame de l’assomption : «  Nous devons nous laver régulièrement les mains au savons, ne pas nous toucher, on doit chaque fois tousser dans le coude,… », explique la doyenne de cette école.

Ainsi, les responsables d’établissements scolaire lancent un appel au gouvernement à prendre ses responsabilités et aux humanitaire de leur venir en aide.

Hervé Mukulu

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