Crise FCC-CACH : Félix Tshisekedi doit s’assumer comme président opposant  ou carrément démissionner (Profeseur Abbé Malonga)

Crise FCC-CACH : Félix Tshisekedi doit s’assumer comme président opposant ou carrément démissionner (Profeseur Abbé Malonga)

Les réactions se succèdent à la suite du discours de Félix Tshisekedi ce vendredi. Le Chef de l’Etat a sévèrement critiqué ses partenaires de la coalition au pouvoir et annoncé des consultations dès la semaine prochaine.

Une démarche que salue le Professeur Muhindo Malonga, enseignant du cours de droit constitutionnel à l’Université Catholique du Graben et d’autres institutions de l’Est du pays.

Par contre il souligne que  la marge de manœuvre du président de la république est trop réduite au regard du régime politique en application en RDC.

« Si nous étions des citoyens sérieux, c’est au FCC de Kabila qu’il faut demander des comptes au cas où la coalition gouvernementale n’existe plus. Et dans la réalité, elle n’existe plus et le Président l’a reconnu. Il s’est dit bloqué pour mettre en œuvre sa vision car ce qu’il veut, c’est ne pas ce que l’on applique. Et dans cette figure des faits, le Président serait dans l’opposition car il n’a pas la majorité au parlement contrairement au premier ministre. Un président-opposant, c’est ce que les gens ne comprennent pas », explique le Professeur Malonga.

En ce qui est des prérogatives constitutionnelles  du Président de la République de dissoudre le parlement, le Professeur Malonga évoque la persistance d’une crise entre le parlement et le gouvernement. Dans le cas échéant, le parlement et le gouvernent, tenus par le FCC, sont en parfaite harmonie. Bien plus, « Tshisekedi ne peut pas révoquer le premier ministre. Il tomberait dans la même erreur que Kasavubu qui avait destitué Lumumba alors que ce dernier avait encore la confiance de l’Assemblée Nationale », rappelle le Professeur Abbé Malonga.

Rappelons que les divergences qui divisent le FCC-CACH remontent principalement aux ordonnances querellées du 17 juillet dernier  et sont ainsi à l’origine du blocage institutionnel au pays.

Georges Kisando Sokomeka

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