Nord-Kivu : Norbert Ndavaro, chercheur  de l’Université Catholique du Graben alerte l’UICN des menaces de disparition d’une espèce de bambou

Nord-Kivu : Norbert Ndavaro, chercheur de l’Université Catholique du Graben alerte l’UICN des menaces de disparition d’une espèce de bambou

L’Ingénieur Abbé Norbert Ndavaro, de l’Université Catholique du Graben, UCG Butembo en province du Nord-Kivu, comme c’est de lui qu’il s’agit vient de publier un ouvrage sur fond de ses recherches de master et a fait un rapport des résultats de ses recherches en vue d’un plaidoyer sur la menace de disparition de cette espèce de bambou des hautes terres de Lubero.

Une étude menée par l’Ingénieur agronome Norbert Ndavaro révèle après des investigations ethnobotaniques et l’identification des menaces sur une espèce de bambou, le SinarundinariaAlpina, dans l’écorégion des hautes terres de Lubero, que cette espèce, pourtant de grande importance écologique, socioéconomique et culturelle, est menacée de disparition.

D’où l’objet du rapport que ce chercheur a adressé à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). ‘‘ Ce que j’ai obtenu comme résultat m’a permis de faire un rapport à l’UICN, j’espère que l’UICN va me revenir pour essayer de faire à sorte que nous puissions élaborer un plan de gestion durable de conservation de cette espèce au niveau du secteur d’étude. Mais ça ne suffit pas. Parce qu’il faudra qu’on fasse la même recherche au niveau national. Et au de-là du niveau national, à l’international.’’

L’espèce est menacée de disparition mais n’est pas encore inscrite sur la liste de l’UICN des espèces menacées, regrette ce chercheur. La plus grande menace vient de l’homme même s’il y a également des menaces d’origine naturelle fait savoir Ir Norbert Ndavaro. ‘‘ Il ya six menaces d’origine anthropique, là nous voyons l’homme, et surtout l’exploitation exagérée de cette ressource qui est la plus grande menace. Du point de vue naturelle, l’espèce est attaquée par des insectes, mais aussi par des plantes envahissantes.’’

Le bambou est pourtant la plante qui séquestre le plus de dioxyde de carbone. Un avantage écologique majeur. ‘‘Du point de vue écologique, le Sinarundinaria Alpina joue un rôle très majeur dans l’atténuation de changement climatique aujourd’hui. Parce qu’elle séquestre des grandes quantités de dioxyde  de carbone. Et sur base des études qui ont déjà été effectuées, le bambou Sinarundinaria Alpina séquestre plus de trente pourcents de dioxyde de carbone que toutes les autres plantes.’’

Il faut noter que ce bambou sur le plan écologique est utilisé dans les hautes terres dans la lutte anti érosive, la forêt de ce bambou est un réservoir naturel de la biodiversité, elle est un habitat privilégié des primates…

Sur le plan socioéconomique, il est utilisé dans la fabrication de certains médicaments, dans la construction des maisons, et localement, dans  l’artisanat avec la fabrication des chaises et des lits… sans parler du rôle culturel de cette plante.

Il faut souligner que le chercheur est enseignant à l’UCG, titulaire d’un DEA en phytotechnie à l’UCG et d’un master en monitoring et conservation de la biodiversité. Ir Abbé Norbert Ndavaro appelle la communauté à la conservation de bambou pour préserver l’environnement, notre habitat commun.

Emma Kateri

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *