Nord-Kivu: Butembo accueille des orphelins de guerre régulièrement suite aux atrocités de Beni (ISPRON)

Nord-Kivu: Butembo accueille des orphelins de guerre régulièrement suite aux atrocités de Beni (ISPRON)

La ville de Butembo compte plus de 7 milles enfants déplacés de guerre. Parmi eux des enfants orphelins ayant perdus leurs parents suites aux massacres qui sévissent dans la région de Beni. Ils vivent à Butembo dans des conditions trèsprécaires. L’ONG ISPRON qui les encadre appelle à l’assistance des bonnes volontés.

Avec les massacres qui s’intensifient dans le secteur Rwenzorie, les déplacés ne cessent d’affluer en ville de Butembo. Parmi eux des orphelin des guerres mais que l’on ne saurait compter pour le moment. Masika Kahindo Marie Jeanne, secrétaire exécutive de l’ISPRON souligne qu’ils sont présents et qu’ils ont besoin d’assistance.

 « Les orphelins de guerres sont nombreux ici. Récemment nous avons enterrés un parent qui venait de faire trois jours   sous oxygénation à l’hôpital de Katwa. On a exigé 300 dollars avant de libérer le corps alors qu’il a laissé 7 orphelins. Les orphelins sont nombreux mais nous ne connaissons pas encore leur nombre car nous enregistrons encore des nouveaux », explique Masika Kahindo Marie Jeanne.

A Butembo, les familles des déplacés des guerres vivent dans conditions déplorables comme témoigne ces mamans.

 « Nous vivons dans un dépôt moi, mon enfant, ma maman et deux enfants. On n’a personne pour nous aider.

Je viens de Byakato avec 10 enfants .Nous avons beaucoup des problèmes car là chez nous les NALU ont exterminé les papas », fait savoir une femme déplacé de guerre.

L’ONG Intégration Sociale pour la Promotion des Nécessiteux ISPRON  compte 1880 ménages des déplacés de guerre dont 256 nouveaux ménages.

Pour rappel, l’Organisation des Nations Unies a choisi la date du 6 janvier pour attirer l’attention des gens sur la situation des orphelins (c’est notre « mot du jour ») de guerre. La Convention Internationale des droits de l’enfant affirme que leurs droits doivent être respectés même en période de guerre.

HERVE MUKULU

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