Arrestation de R Lumbala : l’ONGDH Colibri RDC ASBL appelle la RDC à faire aussi sa part après la leçon donnée par la France

Arrestation de R Lumbala : l’ONGDH Colibri RDC ASBL appelle la RDC à faire aussi sa part après la leçon donnée par la France

L’organisation de défense de droits de l’homme Colibri RDC ASBL se réjouit du début des poursuites des personnes indexées pour les crimes graves en exécution des recommandations du rapport Mapping. Roger Lumbala est le premier à être arrêté dans le cadre de la mise en œuvre de ce rapport vieux de plus de 10 ans et dans lequel sont répertoriés les crimes commis sur le sol congolais entre 1993 et 2003. Mais pour le coordonnateur de Colibri RDC ASBL, il est surprenant que ce soit la France qui fasse le premier pas de la mise en œuvre de ce rapport avant même la RDC première à être concernée par les crimes graves du rapport du projet Mapping.

Le coordonnateur de Colibri RDC ASBL se félicite de l’arrestation en France de Roger Lumbala, homme politique et ancien chef rebelle congolais. Il est cependant surprenant que ce soit la France qui donne la leçon du premier pas d’exécution du rapport Mapping à la RDC Etat pourtant où ont sévit ces crimes grave note Me Richard Ndekeninge.

‘‘ On ne peut que saluer. Ce qui nous surprend est que c’est la France qui le fait, alors qu’il reviendrait à la RDC de donner le premier pas. La France est certes fondée à le faire en raison de la compétence universelle, elle qui a jugée de l’opportunité des poursuites, étant donné que M. Lumbala a séjourné sur le sol français. Mais je dis, la RDC est plus fondée à le faire parce que c’est sur son sol que ces violations du droit international humanitaire et du droit international de droits de l’homme. La RDC avait encore et a encore plus intérêt.’’

Me Ndekeninge qui est spécialiste de droit international de droits de l’homme, enseignant à l’Université Catholique du Graben, et qui suit de près avec Colibri ASBL la question du rapport Mapping parle des crimes pour lesquels Lumbala est poursuivi.

‘‘ Il est poursuivi pour des faits qu’il a commis en tant que responsable du groupe RCD National. Et les faits se sont passés essentiellement dans l’ancienne province orientale, où l’armée du RDC N, alliée à celle du Mouvement de Libération du Congo MLC, ont commis des crimes essentiellement contre les peuples nande et pygmée. Des crimes contre l’humanité qui sont allés jusqu’au cannibalisme. On s’en rappelle, on sait qu’à l’époque cela nous a tous scandalisé.’’

Par ailleurs, le chef de Travaux Ndekeninge doute de l’authenticité de la liste des personnes circulant dans les réseaux sociaux qu’on attache au rapport Mapping.

Il rappelle que ce rapport lui-même indique que les noms des personnes associées à ces crimes sont gardés confidentiels au haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme.  Le coordonnateur de Colibri RDC ASBL souhaite vivement que la RDC suive les pas de la France et qu’elle fasse sa part dans la mise en place des chambres spéciales ou du tribunal spécial sensé juger ces crimes.

Emmanuel Kateri

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