Liberté provisoire de V. Kamerhe: la LUCHA dénonce un coup dur dans la lutte contre la corruption, l’UNC contextualise

Condamné à 20 ans des travaux forcés pour détournement des fonds publics dans l’affaire des travaux de 100 premiers jours de la présidence Felix Tshisekedi, Monsieur Vital a bénéficié, la soirée du lundi dernier, d’une liberté provisoire pour des raisons sanitaires. Un fait de justice qui est diversement commenté dans le milieu sociopolitique local.

Vital Kamerhe

La libération provisoire de monsieur Vital Kamerhe est un autre coup dur au combat pour la lutte contre la corruption et les malversations financières au sein de la classe politique de la RDC. Telle est la désolation du mouvement citoyen la LUCHA, qui constate une dissonance entre les promesses de monsieur Tshisekedi et les faits.

« A part le procès des 100 jours dont les principaux responsables sont en train d’être libérés, il y a le procès sur la gratuité de l’enseignement dont l’ancien ministre Willy et son fils ont bénéficié aussi de la grâce présidentielle après avoir été condamnés à trois ans, les responsables du détournement des fonds liés à la lutte contre  le covid sont en liberté en commençant par l’ancien ministre de la santé. C’est plus ou moins le reflet qu’entre les discours de Felix Tshisekedi et les actes qui se commettent sur terrain il y a une très grande différence », dénonce Stewart Muhindo membre de la Lucha.

A l’Union pour la Nation Congolaise UNC, parti cher à Vital Kamerhe, une liberté provisoire pour des raisons sanitaires, n’est que normale. Une source proche du bureau politique de ce parti à Kinshasa souligne que même si cela ne signifie  pas que c’est la fin des poursuites car le procès continu au niveau de la cour de cassation, néanmoins c’est le signe qu’il n’y a plus de pressions individuelles sur la justice. Car, rappelle la même source,  durant le premier procès, cette demande de liberté provisoire était chaque fois rejetée sans justification.

HERVE MUKULU

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