Bashu : Inquiétude de l’épouse de l’activiste Moïse Kiputulu 8 mois après sa disparition

 Depuis janvier 2022, la famille et les proches de Moïse Kiputulu n’ont aucune nouvelle sur sa destination. Défenseur des Droits Humains et Président de la Nouvelle société civile congolaise en Chefferie de Bashu en territoire de Beni, il est porté disparu alors qu’il dénonçait régulièrement l’inaction de services de sécurité à endiguer l’insécurité. Dans la suite de notre série de reportages sur la journée mondiale des personnes disparues célébrée le 30 Août, Jackson SIVULYAMWENGE est allé à la rencontre de son épouse Musayi Defrose vivant en chefferie de Bashu. 

De son vrai nom, Kyakimwa Musayi Defrose âgée de 28 ans vit dans la solitude avec ses trois enfants dans une maison inachevée, depuis la

disparition inattendue de son épouse en janvier 2022. « Il est sorti de la maison et depuis il n’est plus revenu, nous ne savons pas où il est. Il était cadre de la société civile raison pour laquelle les habitants venaient auprès de lui pour lui demander de plaider leur cause. Maintenant cela fait 8 mois qu’il est porté disparu et nous ne savons comment il vit là où il est. Même moi je vis mène une vie difficile », s’inquiète-t-il. 

Obligée d’abandonner sa résidence par crainte des représailles, 

Defrose se sent toujours menacée là où elle s’est déjà réinstallée, situation qu’elle endure même avant la disparition de son mari, affirme-t-elle. 

« Au départ, juste après sa disparition, il y avait toujours des personnes inconnues chaque soir autour de notre maison. De même avant son départ, les mêmes hommes venaient rôder autour de la maison voir dans les parcelles voisines en train de vérifier s’il est

déjà là, et à leur retour, mon enfant me demande jusqu’à présent  où était son papa», ajoute Kyakimwa Musayi.    

Impuissante face à la montée de menaces avec l’insécurité permanente dans la chefferie de Bashu, l’épouse de Moïse Kiputulu craint à la fois pour sa vie et celle de son époux  dont-elle ignore la destination.  

« Que nos autorités essayent de le chercher, qu’il soit aussi libre comme les autres et qu’il s’occupe de nous. De même, que celui qui peut nous venir en aide le fasse dans la mesure du possible » , exhorte

la pauvre dame.  Contactés à ce sujet, le Chef du groupement Isale-Vuhovi et celui de la Chefferie de Bashu se sont réservés de parler  de disparition. Pour eux, ni l’épouse de Moïse Kiputulu ni ses proches moins encore sa famille, personne n’est arrivée devant  les autorités pour faire une déclaration faisant état de la disparition du président de la Nouvelle société civile congolaise en

Chefferie de Bashu.

Jackson

SIVULYAMWENGE