Beni-sécurité: « Ce serait de l’exploitation d’enfants si les parents encouragent les enfants, au détriment de leur intérêt suprême, à mener un combat que les adultes ont échoué » (Me R. Ndekeninge, Colibri RDC)

Les élèves de Beni réalisent  une semaine de sit in à la mairie de Beni, jour et nuit. Ils réclament la présence du Président de la république Félix Tshisekedi à Beni tel que promis afin d’organiser la riposte contre les ADF à Beni. Ces mineurs ont fait leur part. Ce n’est pas à eux de mener le combat que devraient des adultes. Cela friserait l’exploitation des enfants craint l’activiste des Droits Humains, Maitre Richard Ndekeninge qui appelle les parents à récupérer leurs enfants dans leur intérêt suprême.

Dans l’histoire il est arrivé qu’une lutte menée par les enfants donne des résultats probants. C’est le cas des enfants de Soweto en Afrique du sud en 1974. Ce qui conduisit à l’adoption par les Nations Unies de la convention relative aux droits de l’enfant. Pour le cas de Beni, les enfants ont fait leur part en exprimant leur ras-le-bol souligne Maitre Richard Ndekeninge. Il serait anormal que les parents continuent d’exposer les enfants aux grands risques pour un combat que les adultes devraient mener. Ce serait de l’exploitation des mineurs rappele le coordonnateur de l’ASBL de défense des droits humains Colibri RDC, Maitre Richard Ndekeninge.

« Si des adultes pouvaient organiser pareille activité, elle serait à applaudir mais de la part des enfants ; que des parents acceptent que des enfants passent des nuits dehors pour exiger quelque chose qu’il reviendrait aux adultes d’exiger. Je pense qu’il y a une disproportion à ce niveau et il est temps que chaque parent reprenne son enfant et qu’il l’envoi à l’école pour le bien de l’enfant. Parce le principe qui gère  les droits de la protection de l’enfant dans l’ensemble c’est le principe de l’intérêtsupérieur de l’enfant.  Il ne faut pas que les parents pour avoir échoué, face à l’échec de l’obtention de ce que nous revendiquons depuis un certain temps que nous puissions exploiter les enfants pour obtenir ce que nous n’avons pas pu obtenir », explique l’activiste et enseignant en Droit Richard Ndekeninge.

Rappelons que depuis une semaine, les élèves de Beni résistent à toutes les négociations. Le maire, la police, l’armée et la division provinciale de la santé ont négocié avec les centaines d’enfants sans succès. Au fur et à mesure que les jours passent, les enfants érigent des tantes dans la cour de la mairie pour une durée indéterminée.

HERVE MUKULU

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