Beni-territoire : les journalistes dans des zones insécurisées vivent des mauvais temps (Pascal Mapenzi, collectif des medias, UNPC)

Dans son dernier rapport sur la liberté de presse en RDC, l’ONG Journaliste En Danger,  rapporte que la moitié des cas des violations de la liberté de la presse sont répertoriés au Nord-Kivu et en Ituri. Pascal Mapenzi, responsable du Collectif des medias du territoire de Beni et vice-président de l’UNPC Beni ville et territoire décrie la situation dans laquelle les journalistes travaillent dans cette zone en  conflits armées et sous état de siège. Il dénonce l’impunité dont jouissent les bourreaux de la  liberté. Ceci  à l’occasion de la célébration de la journée internationale pour  la fin de l’impunité des crimes commis à l’encontre des journalistes, ce 02 novembre.

Pascal Mapenzi, journaliste et directeur de la Radio Moto Oicha dénonce les nombreuses menaces que subissent les journalistes de la région de Beni et de l’Ituri dans l’exercice de leur métier. En voulant informer la population, le journaliste devient régulièrement l’ennemie des plusieurs acteurs politiques, des services de  sécurité, des administratifs voire des opérateurs économiques.  Ceux-ci se sentent accusés soit perçoivent que  leurs intérêts sont menacés. Ce qui entraine des assassinats, déplore-t-il.

« Nombreux journalistes sont morts en reportage, mise en prison ; à qui on a refusé d’accéder aux sources, à l’information, aux images, qui dénoncent les massacres qui se déroulent dans la région », déplore-t-il.

Les temps sont mauvais pour les journalistes du Kivu et de l’Ituri. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

« Nous vivons un mauvais temps pour la presse surtout nous ici à l’Est. Vous vous imaginez que dans son récent  rapport, l’ONG JED rapporte que sur 48 cas de violation de la liberté de la Presse en RDC, 25 cas sont répertoriés au Nord-Kivu et en Ituri. Le malheur c’est l’impunité des bourreaux de la presse. Les journalistes sont dans l’incapacité de réaliser correctement leur boulot suite à  cette situation,  la  peur quotidienne», déplore Pascal Mapenzi.

Cette impunité dont jouissent les bourreaux de la presse est un frein pour la démocratie mais, Pascal Mapenzi espère qu’un jour justice sera rendue aux victimes.  Il salue le courage de ceux qui se battent, avec des moyens de bords, pour la liberté de la presse.

Hervé Mukulu

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