Butembo : 16 jours d’activismes, l’appel de la SAFDF à la dénonciation des violences faites aux femmes

Des femmes au foyer sont victimes des traitements répréhensibles mettant en danger leur intégrité physique. A l’occasion de la célébration  ce vendredi 25 novembre 2022   de  la journée internationale pour l’élimination  des  violences faites aux femmes, la SAFDF, Solidarité des Associations Féminines pour la Défense des Droits de la Femme appelle les membres de la communauté à dénoncer  les cas des violences et leurs auteurs.

Dans une conférence de presse animé ce vendredi 25 novembre 2022 par la SAFDF, il a été dénoncé des formes multiples des violences sur la femme entre autres :   les coups et blessures dirigés sur les femmes mariées au foyer par leurs partenaires qui entrainent dans certains cas la mort , les femmes ne sont pas associées à la prise de décision au foyer ;  les surcharges des femmes pour la survie du ménage etc constituant ainsi un danger à l’intégrité physique ou la santé corporelle de la femme, a dénoncé Me Magguy Panza, Présidente du Conseil d’Administration de la SAFDF.

« Ces comportements aujourd’hui sont entrain de causer des dégâts émotionnels importants, diminuer l’estime de soi et plongent les victimes dans un état dépressif voire suicidaire. En milieu professionnel, les femmes continuent à subir des discriminations dans le traitement, les femmes enceintes, celles qui ont accouché se voient privées de congé de maternité ou encore chassées du travail sans oublier les harcèlements sexuels  dont sont victimes certaines femmes de la  part des employeurs.  Par ailleurs du point de vue économique, les femmes sont limitées ou privées des activités génératrice des revenus ce qui les  rend toujours dépendantes financièrement ; par la privation et le contrôle des ressources financières et matérielles, le contrôle exagéré des activités professionnelles de la femme : l’empêchement ou l’interdiction de travailler bien qu’avec des capacités, le contrôle des dépenses, le vol ou le détournement des capitaux de femmes », déplore-t-elle.

En marge de la  journée internationale pour l’élimination des   violences à l’égard des femmes coïncident avec les  « 16 jours d’activisme de lutte contre les violences à l’égard des femmes et les filles », la SAFDF  recommande à  la communauté de s’impliquer dans la lutte en dénonçant les cas des violences et leurs auteurs et aux autorités judiciaires  d’appliquer rigoureusement la loi en punissant tous les auteurs des violences et s’assurer de l’indemnisation des victimes.

 Georges Kisando Sokomeka