Butembo : 17eme jour de paralysie d’activités, un climat moins rassurant pour investisseurs tant locaux qu’internationaux(Prof Musongora)

La série des journées ville morte qui dure déjà 17 jours n’est pas un bon indicateur de nature à rassurer les investisseurs. Inquiétude  du professeur Musongora Syasaka Emmanuel, doyen honoraire de la faculté des sciences économiques à l’UCG.

Les opérateurs économiques locaux, nationaux et internationaux, mais également des partenaires commerciaux étrangers risquent de fuir le Grand-Nord de la province du Nord-Kivu ou suspendre leurs activités suite à l’incertitude causée par la série des journées villes mortes pour exiger le départ de la Monusco.

« Lescontainers viennent de l’étranger.  Des journées villes mortes sont déclenchées  lorsque les  commandes sont déjà lancées en fait. Il y a  des véhicules pris en location et qui  sont à la frontière. Ils sont bloqués suite aux journées villes mortes. Ce sont des couts qui s’accumulent et qui vont se  répercuter sur le prix. Les opérateurs économiques ont des engagements avec des partenaires étrangers.  C’est la confiance rompue. Et les investisseurs internationaux qui étaient attirés par notre région, ils vont hésiter », explique l’analyste économique.

Des entités jadis avec des économies florissantes  au pays sont tombées en faillites suite à la détérioration du climat des affaires, rappelle le Professeur Musongora. Il cite dans la foulée la ville d’Isiro dans le Haut Uélé dont l’économie est en berne depuis les années 1985 alors qu’elle fût une plaque tournante commerciale de l’Est du pays. De ce fait la ville de Butembo risque de perdre son prestige de capitale économique du Nord-Kivu. Il recommande  aux manifestants à  mettre de l’eau dans leurs vains  en vue de sauver l’économie de la région et à l’Etat à apporter des réponses aux revendications des manifestants qui sont par ailleurs légitimes.

Georges Kisando Sokomeka

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