Butembo: « le TGI n’est pas impliqué dans le déguerpissement des populations de Rughenda », Greffier

C’est une mise au point donnée par le greffe d’exécution de cette juridiction, qui indique n’avoir pas signé de PV d’exécution forcée et ne reconnait avoir donné ordre de mission à aucun de ses agents pour une exécution en cette date. 45 maisons d’habitations étaient démolies le samedi 18 janvier alors que 105 autres avaient déjà été détruites le 16 novembre 2019.

Les victimes dénoncent l’attitude du conseil urbain de sécurité qui avait 72 heures pour aller s’imprégner de la situation sur terrain. Ces déguerpissements défrayant aujourd’hui la chronique en ville de Butembo, font suite au jugement rendu en faveur de Monsieur Mboko en 2015 et exécuté par le TGI de Butembo.

« Le greffe reconnait avoir légalement exécuté le 16 novembre 2019, mais dit ne pas être impliqué dans le dernier épisode de déguerpissement forcé du samedi 18 janvier 2020 » explication Kizito Keukeu, chef de la section d’exécution du greffe de grande instance de Butembo.

Pourtant, des témoins affirment avoir vu un agent de ce greffe lors de la démolition des maisons le 18 janvier. Kizito Keukeu répond que « cet agent doit justifier sa présence en ce lieu, d’autant plus qu’il n’était pas envoyé par sa hiérarchie. Mêmement pour la police qui y était sans que le patron de l’exécution en cette matière, nous citons le greffe, ne soit informé » ajoute Kizito Keukeu.

Les victimes quant à eux annonce un seet in au TGI le mercredi 05 février prochain. Ils dénoncent le fait que le conseil urbain de sécurité n’a pas descendu sur terrain comme promis et Monsieur Mboko reste en liberté contrairement à leur demande.

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE