Butembo/ fermeture des frontières en Chine : les opérateurs économiques soufflent le chaud et le froid

C’est officiel : la Chine ne rouvrira pas ses frontières internationales avant au moins 2023, dans sa stratégie d’éradication totale du coronavirus et de ses variants. Une annonce qui force les opérateurs économiques de Butembo à trouver d’autres voies et moyens pour se ravitailler sur le marché chinois.

Monsieur Mandela, nom d’emprunt, est un habitué de l’empire du milieu. Avant l’avènement de la pandémie de Covid-19, il pouvait effectuer quatre voyages d’affaires pour Guangzhou.  La fermeture des frontières de la Chine jusqu’à 2023 n’est pas une bonne nouvelle pour son business.

« Pour actualiser le stock on a besoin de voyager, être présent sur le marché. C’est une exigence du commerce. Lorsque nous passons nos commandes au téléphone, les fournisseurs nous imposent le prix », explique-t-il

En quelque chose, malheur est bon. Monsieur Mandela peut désormais passer des commandes par voie électronique et sa marchandise lui parvient sans faille. Loin des stress du voyage et les formalités qui vont avec, visa et autres ; monsieur Mandela fait des économies  là-dessus et se sent plus proche de sa famille.

« Nous envoyons de l’argent par voie bancaire soit par des sociétés de transfert aux fournisseurs. Ce sont les chinois qui jouent aux intermédiaires. C’est un avantage que les marchandises nous parviennent sans qu’on se déplace », ajoute-t-il.   

Avec la fermeture des frontières de la Chine, certains opérateurs économiques de Butembo tentent de se tourner vers d’autres marchés asiatiques. Pour rappel, deux ans après le premier mort du Covid-19, Pékin vit dans la peur d’un retour du virus et de son variant Omicron. La politique de zéro cas visant à éliminer le moindre foyer épidémique dès son apparition s’est intensifié à l’approche des Jeux Olympiques qui débuteront le 4 février à Pékin.  

Georges Kisando Sokomeka

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