Butembo : investir en perte, les piégeurs des sauterelles grincent les dents

Rendez-vous manqué pour les piégeurs des sauterelles cette année 2021 à Butembo. Une saison de déception pour de nombreux habitants de cette ville qui tirent profit de la vente de ces insectes très délicieux. Certains d’entre eux, abordés ce jeudi 2 décembre 2021 par la Voix de l’Université Catholique du Graben,  s’inquiètent de constater que,  trois semaines après  l’installation de leurs pièges, les sauterelles ne sont jusque-là arrivées.

Nous avons beaucoup investie dans ces pièges mais nous sommes étonnés de voir  que les sauterelles ne tombent pas, s’inquiète cet homme, la trentaine révolue, rencontré sur avenue du centre. Pour l’installation de ces deux pièges, il dit avoir dépensé, jusque-là, une affaire de 2 500 dollars américains

J’ai réalisé trois semaines depuis que je les ai installé, mais il y a pas des sauterelles, je ne sais pas faire les calculs, cependant, j’espère avoir déjà dépensé, pour les deux pièges, au tour de 2500 dollars y compris le payement des ouvriers.

Au quartier Makasi, cette fois c’est une femme vendeuse des sauterelles qui se lamente du même sort. Alors qu’elle s’y préparé conséquemment cette saison, elle se dit surprise de constater la rareté de ses produits de commerce.

Pour cette saison, les sauterelles ne sont pas visibles.  Un moment ils sont là, un autre moment ils sont invisibles. Et quand ils arrivent, ils coutent chers. Nous achetons le petit sac entre  40 et 50 milles francs voir  100 mille. Nous vendons la mesurette à 1000 FC mais comme il y’a rareté nous vendons à 5000 Fc.

Notons que le mois de novembre et décembre est la période consacrée au ramassage des sauterelles. Une manne qui tombe du ciel et personne ne voudrait louper.

 

 

Julienne Muhima Imani

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