Butembo : la charité est un moyen de rendre grâce et d’éveiller les autres jeunes

La charité est notre moyen de dire merci à Dieu et par le même geste  consoler les affligés. Mais aussi cela participe à l’éveil de la conscience de la jeunesse. C’est par ces mots que l’on peut résumer le sens que les jeunes donnent aux actes de charité dans la communauté. La Voix de l’UCG a rencontré certains jeunes leaders des associations engagées dans les actions de charité à l’occasion de la journée internationale de la charité célébrée chaque 5 septembre.  

Depuis 4 ans maintenant, les jeunes de l’asbl « Compassion aux vulnérables » rendent visite, chaque dernier dimanche du mois à une catégorie des vulnérables, orphelins, déplacés, prisonniers pour les consoler et rendre une action de grâce au Seigneur explique Léandre Kyaviro, un des membres fondateurs de cette ASBL.

« Nous ne savons pas comment remercier Dieu pour beaucoup des merveilles qu’il nous accorde. Ses grâces malgré nos faiblesses, nos défauts nous avons toujours la bénédiction de Dieu dans nos vies. Notre plus grand objectif est de consoler ces gens qui souffrent. De leur montrer que Dieu existe vraiment et qu’il les aiment. Nous  réalisons ces œuvres de charité chaque dernier dimanche du mois depuis 4 ans », parle ainsi Leandre Kyaviro au nom de la compassion aux vulnérables dont les membres ont nourris à leur faim les 800 prisonniers de Kakwangura le dimanche 27 Aout 2023.

Pour Happy Marie Doux Kathina, jeune leader de la communauté U-Report Butembo, les actes de charité participent à l’objectif général, celui de l’éveil de la conscience de la jeunesse. Comme cette collecte d’objets classiques en cours pour cette rentrée scolaire.

« C’est pour éveiller la conscience particulièrement de la jeunesse. Nos actions ont toujours pour objectifs d’inspirer les jeunes à faire autant pour participer  au changement dans la communauté.  Comme l’action qui est en cours est la récolte des fournitures scolaires en faveur des enfants vulnérables, déplacés, orphelins, et ces enfants dans nos quartiers qui à la rentrée ne savent pas où se les procurer » explique-t-il.

Il y a plus de joie à donner qu’à recevoir dit un dicton. Dans plusieurs agglomérations du Kivu se trouvent plusieurs groupes de vulnérables qui ne demandent que consolation par ces gestes de charité. Il existe même  une structure à la mairie de Butembo pour bien canaliser les aides envers les déplacés de guerres dues atrocités des ADF à Beni.

Hervé Mukulu