Butembo : la peur s’accroit à Kangathe après le meurtre d’une vielle femme par des inconnus

Une dame d’environ 80 ans a été tuée par arme à feu  en cellule  Vukonderya  dans le quartier Kamesi-Mbonzo, au Nord de la ville de Butembo. Le fait s’est produit  la nuit du vendredi à ce samedi 21 janvier 2023. Après lui avoir ôté la vie à son domicile, les auteurs de cet acte jusque-là inconnu sont allés étaler la tête de l’infortuné sur la grand-route à côté du carrefour de la PCR à Kangothe.

Les témoignages recueillis sur le lieu du drame indiquent que la pauvre Masika Ngitsi Brigitte  a été tuée sur son lit avant que sa tête ne soit amputé puis étalée sur la route par ces inciviques.  Sa petite fille avec qui elle vivait dans cette parcelle n’a pas su intervenir face au retentissement de balles à l’intérieur de la maison. Affligée par la mort de sa grand-mère,  Masika Irène peine à se ressaisir.

« Nous avons été surpris par l’entrée des inconnus qui ont forcé la porte. J’ai voulu les éclairer à l’aide de la torche de mon téléphone, malheureusement ils m’ont ravi ce téléphone. Ensuite, ils sont entrés dans la chambre de la grand-mère et c’est là qu’ils l’ont criblé de balles sans poser une quelconque question. Lorsqu’elle est morte, ils l’ont tiré par terre jusque dans la cour de la parcelle où ils ont coupé sa tête.  Je n’ai pas pu les identifier parce qu’ils venaient de me retirer ma lampe torche; nous vivions ici en deux avec ma grand-mère et mon enfant », explique la rescapée.  

Alors que les flous persistent encore au tour de ce cas de meurtre, les services de sécurité ont ouvert une enquête mais les habitants de cette cellule se montrent méfiants quant aux résultats de cette investigation. 

Depuis plusieurs, la partie nord de la ville de Butembo est devenue la cible des troubles et des attaques souvent attribués aux miliciens Mai-Mai. Le 21 novembre dernier, un militaire avait été décapité en cellule Furu au quartier Kongo Yasika. Sa tête coupée avait été découverte à côté du Pont Synohydro perché sur un arbre à deux mètres du boulevard Président de la République.  La population vide le lieu craignant pour sa sécurité.

Lyriciste Fabrice