Butembo-Liberté de la presse: la place et les défis de la femme dans les medias décortiqués par Letitia Savali

On peut si on veut, exercer de manière professionnelle son métier de journaliste tout en étant une femme. Laetitia Savali, draine avec elle une riche carrière et donne l’impression d’être au four et au moulin dans cette profession. Elle en connait les moindres détails car elle forme les journalistes, comme enseignante d’universités et exerce la profession comme rédactrice en chef. En cette semaine de la campagne ‘‘une bougie pour la liberté de la presse’’, La Voix de l’UCG vous présente Laetitia Savali, qui est aussi vice-présidente, société civile de Butembo et cadre au sein de l’Union Nationale de Presse, Antenne de Butembo.

Chaque rencontre avec Laetitia Savali laisse des empreintes des bonnes impressions. Mère de famille, Laetitia Savali réussie là où plusieurs autres n’ont pas pu. A Butembo, plusieurs journalistes abandonnent la profession à leur mariage. Laetitia Savali elle, sait cumuler enseignement (avec grade de Chef de travaux), responsabilités à la rédaction de la RTNC, à la direction de l’Union Congolaise des Femmes des Médias UCOFEM, à la trésorerie de l’Union Nationale de la Presse du Congo UNPC antenne de Butembo. Laetitia Savalia a dernièrement péché gros en renflant le poste de  2ième vice présidente de la société civile, forces vives de Butembo. Le petit secret pour réussir dans la profession de sa vocation et de sa passion, l’organisation du temps a-t-elle dit à La Voix de l’UCG.

‘‘ Le petit secret c’est l’organisation de son temps et la détermination.  J’essaie de bien organiser mon temps. Je sais quand est ce que je peux faire mes tâches de la maison et quand est ce que je peux faire ce qu’on attend de moi au boulot. C’est vrai ce n’est pas facile de concilier les tâches de mère et celles du travail. En tant que femme, on est obligé de satisfaire et à la maison et au travail.’’

Tout en encourageant les femmes à percer dans cette carrière, elle décrit des inégalités genréesqui y sont perceptibles à Butembo. En effet, indique Laetitia Savali il n’ya que 3 femmes dans les postes de responsabilités sur près de 50 radios qui œuvrent à Butembo.

‘‘ A Butembo il n’ya que 3 femmes qui sont dans les postes de prise de décision. Vous voyez que ca ne représente presque rien. 3 par rapport à combien ? En ville de Butembo vous avez plus de 40 médias. Supposons qu’il ya 3 postes de prise de décision dans chaque média. Cela multiplié par 40. Ca ferait 120. Trois sur 120. Elles sont absentes. Vous rendez-vous compte ?’’

Dans cette profession, les femmes font également face à d’autres formes de violences basées sur les genres a-t-elle ajouté.

‘‘ Des inégalités qui sont genrées, on peut les constater dans la position occupée, dans le statut d’emploi aussi. Je sais que dans certaines rédactions de Butembo, on a reporté qu’il y a des hommes qui ont tenté d’abuser de certaines femmes journalistes. Des sollicitations sexuelles sur terrain par les sources et les confrères journalistes.’’, déplore-t-elle.

‘‘Maman Laety’’ comme les plus jeunes l’appellent invite les femmes à croire à leurs capacités pour vivre l’expérience de la passionnante carrière de journaliste.

Emmanuel Kateri

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