Butembo/Noël: en dépit des embouteillages monstrueux au marché, des marchands n’ont pas fait des bonnes affaires

La veille de Noël a souvent été une journée spéciale pour les vendeurs vivres. Car c’est en ce jour que les familles se procurent les mets à préparer le jour de la fête. Comment se porte le marché des vivres au marché central de Butembo au lendemain de la journée sans travail à la suite des altercations entre policiers et motards qui dénonçaient l’assassinat de l’un de leurs.

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Dès 10h du matin, il fallait se frayer le chemin dans les embouteillages aux quatre portes du marché central de Butembo. Aux stands des produits vivriers, les scènes de marchandage entre marchants et clients se portent bien. Néanmoins, il y a des produits qui  ne sont pas les bienvenus sur la table un  jour de fête. Les haricots, les bananes, les patates douces, les marchands  se plaignent.

« Ça ne va pas. Ils achètent la pomme de terre, choux, carottes, choux fleurs mais pas les haricots », explique une vendeuses des bananes plantains et patates douces. Elle est complété par sa voisine de stand : « Nous sommés abandonnés puisque le jour de fête les enfants n’acceptent pas de manger les haricots. »

Alors qu’elles sont sensé être les bienheureuses du jour et malgré l’engouement des clients à leurs stands, les vendeuses des pommes de terre aussi ont leurs raisons de se plaindre.

« Le marché est perturbé. Il est possible que ce soit à cause des troubles d’hier entre policiers et motards en plus de l’insécurité, les massacres dans la région », nous confie une vendeuse de la  pomme de terre devant son stand.

Un peu plus loin, dans les stands des poules indigènes, les clients sont plus nombreux que d’habitude. Très sollicités, les marchands n’avaient même pas une seule minute pour se confier à notre reporter.

Dans les avenues qui entourent le marché, les vendeurs et vendeuses  des produits surgelés, poissons et poulets de chairs, ont conçus des spots adaptés pour annoncer la réduction des prix. A Vungi, sur la rue Kinshasa se trouve un coin reconnu pour la vente de la viande de porc de qualité. Même là, l’ambiance de fête tarde encore à se manifester.

« Ça ne va pas normalement. Il est presque 14h mais je n’ai même pas encore écoulé un seul  porc. La principale cause c’est l’insécurité. Car dès là où provient l’argent, il y a une grande insécurité. En plus des troubles d’hier.», nous confie un boucher préoccupé de marchander  avec une cliente régulière tenancière d’un restaurant.

Tous espèrent faire des bénéfices après les festivités.  Les clients pourront se présenter pour leur redonner sourire, souhaitent-ils. Comme énoncé dans notre précèdent reportage, les produits alimentaires n’ont connu aucune variation comme cela a souvent été le cas à l’approche des festivités.

Hervé Mukulu

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