Butembo : « plusieurs cas de glaucome dans la communauté, mais les patients ne viennent pas consulter »(CUG)

Le glaucome occupe la tête des pathologies de l’œil fréquemment diagnostiquées au service ophtalmologique des Cliniques universitaires de l’UCG en ville de Butembo, province du Nord-Kivu. Révélation faite ce vendredi 11 mars 2022 en marge de la semaine mondiale du glaucome par Kizito Makelele, technicien en réhabilitation vision au service Ophtalmologique de l’UCG.

Le glaucome est une pathologie qui se caractérise par une augmentation de la pression dans l’œil entrainant une destruction progressive des cellules qui constituent le nerf optique et qui, au finish, entraîne une cécité irréversible. D’après les estimations faites par Kizito Makelele, technicien en réhabilitation vision au service ophtalmologique de l’UCG, les cas du glaucome sont très fréquemment diagnostiqués.

«Les cas sont nombreux, le glaucome est en tête des aveugles ; en fait de cécité irréversible. Pendant la période où nous étions dans la gratuité, les patients sont venus, les gens sont venus consulter, on a dépisté un grand nombre de patients avec des glaucome », fait-il savoir.     

Considérée comme la première cause de cécité irréversible de la vision, le professionnel de la santé de l’œil insiste sur le dépistage précoce car, d’après Kizito Makele, la plupart des patients arrivent en consultation quand ils ont déjà perdu la vision.

« Comme le glaucome est une pathologie qui ne fait pas mal, les gens n’ont pas cette culture de venir consulter, ils viennent souvent quand l’œil, soit il ne voit plus, soit il fait mal. D’autres arrivent quand ils ont déjà perdu, soit un œil, soit tous les deux. Perdre un œil par le glaucome signifie qu’il y a une augmentation de la pression dans celui-ci entraînant une destruction progressive des cellules qui constituent le nerf optique. Or, c’est le nerf optique qui relie l’œil au cerveau ; et dans cette pathologie quand une cellule meurt, il ne régénère plus. Donc, si le patient arrive quand le nerf optique est déjà bousillé, on ne peut plus récupérer la vision », explique-t-il.     

Face au déficit du dépistage volontaire de communautés locales, Kizito Makele plaide pour le dépistage communautaire, avec des cliniques. C’est l’approche la plus indiquée pour le glaucome, selon lui, mais elle nécessite un financement conséquent.

Souvent provoqué par le poids de l’âge, le traumatisme ou encore l’hérédité, le glaucome peut donc être traité s’il n’est pas dans un stade très avancé. Selon le professionnel, le traitement court toute la période restante de la vie du patient, à défaut, une intervention chirurgicale.

Jackson SIVULYAWENGE

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