Butembo : snack-bars, hôtels et buvettes observent l’alerte sur la menace d’attentats à la bombe

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans les églises, hôtels et snack-bars de Butembo le dimanche de Pâques. Les tenanciers de ces endroits ont ainsi obéi au message du maire de Butembo appelant à plus de surveillance pour faire face aux menaces d’attentats à la bombe piégée qui pèsent sur la ville. Résultats, aucun incident majeur n’a été enregistré, se réjouissent quelques gérants des bars.

De l’espace Yira Mirembe à celui dénommé Club des Intimes, en passant par espace Tripoli, Base arrière et d’autres espaces publics situé au centre commercial de Butembo, partout là-bas il y avait du monde pour célébrer Pacques. Mais, à chaque entrée, un agent de sécurité était chargé de fouiller les sacs et surveiller les alentours, comme explique Jonathan Kambale Gérant de l’espace Tripoli.

D’abord, nous avons toujours un agent de sécurité qui se tient à la porte. Son rôle est de fouiller tous ceux qui viennent avec les sacs, c’est là, à la porte que commence la surveillance, toute entrée est conditionnée par la fouille. Et, effectivement, c’est ce que nous avions fait hier, il y avait plus de monde que d’habitude parce qu’il avait un karaoké. Donc, concernant la sécurité, tout s’est passé dans le calme, de la porte jusqu’à l’intérieur ».

Déjà, peu avant 14 heures, la place Base Arrières était bourré de monde. Pour le Gérant Matumaini Présence, comme d’habitude, la situation est restée sous contrôle.

« Comme d’habitude, notre agent de sécurité a procédé à la fouille avant toute entrée, à l’entré comme à la sortie ».   

De même dans certaines églises. Sacs à mains, porte-monnaie, Jacquette étaient minutieusement contrôlés. Dans son communiqué,  le maire de Butembo a appelé à plus de surveillance dans les marchés publics, salle de cinémas, Hôtels, églises, mosquées, temples ; pour, selon les termes du maire, « épargner les usagers et les croyants d’éventuels cas d’attentats pendant cette période festive en particulier et bien d’autres périodes en général ».

Jackson Sivulyamwenge