Butembo : Une seule toilette pour 19 femmes et 5 enfants, la situation femmes à Kakwangura que découvrent les étudiantes de l’UCG

Une seule toilette pour 19 femmes et 5 enfants, en plus d’une promiscuité sans borne est la situation misérable des femmes prisonnières à la prison centrale de Kangwangura à Butembo.  Un constat réalisé par les étudiantes et étudiants de l’université Catholique du Graben ce samedi 12 mars 2022. Apres une célébration scientifique des droits de la femme, le 8 mars par une conférence à l’UCG, les étudiantes de l’UCG se sont rendues à la prison centrale de Kakwangura pour compatir avec les prisonnières.

Ces étudiantes sont allées célébrer le mois de la femme avec ce qu’elles ont pu récolter. Néanmoins, elles ont été dépitées par leurs conditions carcérales. Néanmoins, elles ont prévu un kit hygiénique pour chaque femme comme l’indique ici la ministre des droits humains et genre à l’UCG, Divine Lumbu Lumbu : « Dans notre jubilaire il avait 19 sceaux de douche pour 19 femmes ; le lait, le sucre, la bouillie pour les cinq enfants. Le riz, les haricots, les détergents pour l’hygiène, les sous-vêtements. Car le bon combat pour les droits de la femme en détention implique aussi le droit de manger, de se vêtir, de séjourner dans un environnement sain, d’avoir de la visite et, ce compris les visites conjugales, d’accéder aux soins médicaux, d’apprendre un métier en vue de l’autonomisation et une instruction dans l’objectif de la resocialisation »

La Solidarité des Associations Féminines pour le Droit de la Femme et de l’Enfant, SAFDF , partenaire du comité estudiantin a suffisamment appuyé cette activé qui entre dans son champs d’action souligne madame Zawadi Bisomeko, Secrétaire exécutive de la SAFDF.

« La SAFDF accompagne les femmes victimes ou survivantes des diverses violations mais aussi elle soutient que quel que soit les erreurs, chaque personne doit être traitée avec dignité. Les premières vivent dans des conditions déplorables, surtout sur le plan hygiénique pour les femmes. Les bonnes volontés doivent leurs venir en aide », implore Madame Zawadi Bisomeko

De ces 19 femmes incarcérées dans une promiscuité totale, seules deux sont condamnées. Les autres ne savent pas à quel Saint se vouer. Car elles ont été jetées dans cette prison et ne se sont jamais présentées au tribunal, voilà cinq pour certaines d’entre elles. Certains, n’ont plus jamais revu leurs bourreaux. Leurs grandes prières est que les organisations des droit de l’homme leur viennent en aide pour qu’on organise leurs procès.

Hervé Mukulu

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