Congrès DCF/N : la candidature de Mbusa Nyamwisi ne fait pas l’unanimité auprès des congressistes

Les violons ne s’accordent pas entre les cadres du parti politique Démocratie Chrétienne Fédéraliste Nyamwisi, DCF/N, après la tenue de son congrès du 02 au 4 janvier à Beni. Point de discorde, la candidature de Mbusa Nyamwisi à la présidentielle de décembre 2023 en République démocratique du Congo.

Deux ailes se sont dégagées à l’issue des travaux en commissions. La première, majoritairement constituée des jeunes cadres du parti n’ayant jamais brigué de mandat politique s’accrochent  aux résultats du vote du rapport de la commission politique et administrative.

« Lorsqu’on a lu le rapport de cette commission, les congressistes ont adopté que c’est Mbusa Nyamwisi qui sera le candidat président de la République. Et, cette recommandation a été adoptée par tous les congressistes », explique Jadot Katsuva, président de la sous fédération de ce parti politique à Butembo.

La seconde constituée d’anciens députés provinciaux et nationaux ne trouve aucun mal dans cette proposition, mais estime qu’il ne s’agit que d’une proposition et non d’une décision votée en congrès. Simon Kazungu, le nouvel homme fort de la DCF-N à l’issue du congrès de Beni, s’explique.

« Il y a ceux-là qui ont proposé à ce que monsieur Antipas Mbusa Nyamwisi puisse se présenter comme candidat président de la République, cela est une proposition d’une commission, et je dis que ce n’est pas seulement cette commission mais partout à travers les cités ou à travers les communautés, il y a des gens qui réclament qu’il soit candidat. C’est à lui maintenant de dire oui je vais me présenter ou non. Donc, je crois que là il n’y a pas de polémique », modère-t-il. 

D’après le portrait-robot dressé par les congressistes, le candidat président de la République à soutenir en décembre 2023 devra être un diplomate, un homme d’Etat expérimenté dans la gestion politique, un chrétien fédérateur ayant des compétences sur les questions militaires, visionneur, révolutionnaire, un politicien aguerri et qui dispose des moyens d’Etat. Pour de nombreux congressistes, au regard de ce portrait-robot, tout porte à croire qu’il s’agit bel et bien du leader Mbusa Nyamwisi.

Jackson SIVULYAMWENGE