COP27 : qu’attendent les organisations paysannes congolaises de ces travaux en cours en Egypte?

Les organisations paysannes de la RDC attendent beaucoup des travaux de la COP 27 qui se déroule en Egypte depuis le dimanche 6 Novembre 2022. Celles interrogées par La Voix de l’UCG au troisième jour de ces activités plaident notamment pour la réalisation des engagements de la COP 21 de Paris et le soutien financier aux communautés locales vivant dans des forêts du Congo qui est ‘un pays solution’ en matière environnementale.

Les participants aux travaux de la conférence des parties prenantes à la convention de Kyoto, COP 27 qui se déroule en Egypte pour cette année devront aboutir à la mobilisation des moyens nécessaires pour soutenir les peuples vivant dans les forêts congolais dont les pygmées. Entente de monsieur Butelezi Kakevire coordonnateur de l’ONG PREPPYG.  Celui-ci rappelle que c’est nécessaire car il faudra éviter que les peuples autochtones s’en prennent aux forêts.

« La RDC est un pays solution grâce à ses forêts mais que gagnent les peuples autochtones qui gardent ces forêts-là? Il y a notamment les communautés locales et les pygmées qui sont en train de garder et de bien conserver la forêt et qui méritent des accompagnements et des encadrements en termes de moyen pour qu’ils ne puissent pas détruire cette forêt pour raison de pauvreté. Il faut des accompagnements pour qu’ils mènent des activités pour leur survie, des activités respectueuses de la biodiversité » a expliqué Butelezi kakevire.

Pour sa part, Sage Masinda secrétaire général du Syndicat des Intérêts Paysans SYDIP dit que les travaux de Sharm El Sheikh en Egypte devront amener les pays les plus pollueurs à respecter leurs engagements lors de la COP 21 de Paris et l’augmentation des financements en faveur des agriculteurs qui sont des grands acteurs dans la transition écologique.

« Parmi nos attentes, il y a d’abord le fait que les pays les plus pollueurs doivent respecter leurs engagements lors de la COP21 de Paris. Il faudrait aussi que les donateurs puissent augmenter les fonds de financement pour soutenir les agriculteurs dans leur transition vers le système agricole résistant au changement climatique et à faible émission du gaz à effet de serre dont l’agro-écologie » a ajouté  Sage Masinda.

L’agro-écologie, une piste à valoriser pour les agriculteurs ?

Pour sa part, Hangi Mulawa expert en gestion des ressources naturelles, invite les participants à la COP 27 à financer un peu plus les organisations paysannes pour « contribuer à la transition écologique en consolidant la formation des producteurs agricoles qu’il encadre sur les pratiques et options agro écologiques ».

L’agro-écologie est selon Hangi Mulawa, « à chercher à imiter la nature dans son champ. Elle mise sur les complémentarités entre différentes plantes et différents animaux. Elle parie sur la capacité d’intégration des écosystèmes. Elle conçoit l’agriculture non pas comme un processus qui transforme des intrants (engrais et pesticides) en productions agricoles, mais plutôt comme un cycle, où le déchet qui est produit sert d’intrant, où les animaux et les légumineuses servent à fertiliser les sols, où même les mauvaises herbes remplissent des fonctions utiles ».

Ismaël Kabuyaya et Hervé Mukulu