Beni : « mener les opérations sur un seul axe risque de nous conduire aux mêmes erreurs du passé », (Sociv)

Depuis le lancement des opérations conjointes FARDC-UPDF contre les rebelles ougandais ADF, celles-ci restent concentrées sur un seul axe, la chefferie des Watalinga, dans le territoire de Beni.  Pour la société civile de ce territoire, cette façon de faire risque de conduire aux mêmes erreurs que celles du passé.

Dans une évaluation à mi-parcours de ces opérations conjointes lancées depuis le 30 novembre dernier, la société civile du territoire de Beni dit avoir noté des résultats encourageant au début. Mais, elle constate aujourd’hui un statuquo, avec des opérations menées sur le seul axe de Watalinga à l’Est. Malheureusement, selon Richard Kirimba, vice-président des forces vives de ce territoire, on constate aujourd’hui un statuquo, avec des opérations menées sur le seul axe de Watalinga à l’Est.

 « Il ya des résultats qui ont encouragé la population et l’ont motivé de manière à bien collaborer avec l’armée, mais, au même moment on constate qu’il n’ y a que Watalinga qui a connu la présence ces opérations. Nous voudrions bien qu’elles soient étendues, notamment dans les secteurs de Ruwenzori, Bashu, Beni-Mbau pour qu’elles soient générales et généralisées », a-t-il souhaité.     

Plusieurs villages situés à l’Ouest de la commune d’Oicha, chef-lieu de ce territoire, restent gravement menacés par l’ennemi. Même situation dans le secteur Ruwenzori, et même au-delà dans les territoires d’Irumu et Mambasa en Ituri.

Pour la société civile, cette façon de faire de cette mutualisation des forces risque de mener aux mêmes erreurs du passé.

« Mener ces opérations sur un seul axe risque de nous conduire dans les mêmes erreurs du passé où nous avons assisté à des opérations vers Mwalika et les ADF se déversent du coté de Beni-Mbau, on les a traqué dans le Watalinga et eux font des exactions dans le Ruwenzori. C’est ça le plus grand problème », redoute Richard Kirimba.  Côté FARDC, on se dit déterminé à poursuivre les opérations, mais les autres aspects relèvent des stratégies opérationnelles, confie une source sécuritaire à Beni.

Jackson SIVULYAMWENGE