Etat de siège : « Il ne s’agit pas d’une menace contre la liberté de la presse. Les médias vont jouer leur rôle dans le respect de la loi » (Rashidi Amuri, UNPC Butembo)

L’Etat de siège sera effectif dès ce jeudi 6 Mai  dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Si l’on en croit au propos du Président de la République cela n’aura pas une incidence néfaste sur le travail des journalistes. Plutôt, les journalistes sont appelés à accompagner les nouveaux gouvernants dans leur mission selon la responsabilité sociale du journaliste insiste Rashid Amuri Kasongo, président de l’Union Nationale de la Presse Congolaise UNPC, antenne de Butembo.

Le premier rempart du journaliste dans toute situation ce sont les textes, notamment la loi portant sur le statut de journaliste et le code d’éthique et de déontologie. En respectant  ces textes, aucun journaliste ne peut jamais avoir des problèmes de quelque ordre que ce soit rappelle Rashidi Amuri Kasongo. Néanmoins, il en appelle à la responsabilité sociale du journaliste.

«Ce que le chef de l’Etat a dit concernant la presse c’est de nous demander de soutenir les forces armées de la RDC. Un travail que nous réalisons tous les jours. Car tous les reportages, interviews que nous réalisons c’est dans le but d’aboutir au mariage civilo-militaire. Dans la lecture de l’ordonnance, on nous a assuré que la liberté d’expression est garantie durant cette période de l’Etat d’urgence. La liberté d’expression ça veut dire tout le monde peut dire tout ce qu’il pense par rapport à tel ou tel autre fait. A ce niveau je ne vois pas vraiment une menace par rapport au travail des journalistes», explique Rashid Kasongo.

« Par contre, j’appelle les journalistes à travailler dans le cadre de la responsabilité sociale. Même si vous avez une information qui peut être vraie, le journaliste doit se demander par rapport à son incidence dans la société », ajoute le président de l’UNPC Butembo.

Rashidi Amuri Kasongo rappelle que si l’Etat de siège muselait la presse serait une grosse erreur. « La rumeur se propageant plus vite que l’information, le journaliste est le seul qui peut recadrer l’opinion pour cimenter la collaboration entre les gouvernants et l’armée dans cet objectif du rétablissement de la paix », fait-t-il savoir en ajoutant que   le journaliste est le premier responsable de sa sécurité.

HERVE MUKULU

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