GOMA/VOLCAN : Où déplacer le chef-lieu du Nord-Kivu ? Walikale, Butembo ou Beni? Analyse du Prof Emmanuel Vyakuno

Apres l’éruption volcanique du Nyiragongo du  samedi 22 mai, la ville de Goma et ses environs ne cessent de subir les contrecoups. Les tremblements de terre réguliers font écrouler des maisons et créent des fissures dans d’autres. Ce qui fait craindre une nouvelle éruption. Faut-il dans ce cas déplacer le  chef-lieu de la province du Nord-Kivu  de Goma  vers l’intérieur?

Le professeur abbé Emmanuel Vyakuno, docteur en géographie et aménagement du territoire, il est temps d’envisager la délocalisation du chef lieu de la province du Nord-Kivu. Un  investissement à Goma reste éphémère du moment qu’aucune garantie n’est offerte à côté d’un volcan actif.

 Et comme chef-lieu, un endroit incertain, cela n’assure pas la stabilité des institutions politiques. Mais alors, quelle entité est-elle la située afin d’abriter  la capitale provinciale ?

Le Professeur Abbé Emmanuel  Vyakuno propose trois entités en soulignant les opportunités et menaces y relatives.  Il évoque entre autres Walikale, Butembo et Beni.

«Walikale serait plus au moins au centre de la province mais l’inconvénient de Walikale est que cette région est un peu excentrée par rapport aux fortes densités. On sait que la population du Nord-Kivu est concentrée sur la dorsale Congo-Nil, sur les montagnes. C’est sur cette ligne que l’on trouve toutes les grandes agglomérations. Si on met la capitale provinciale à Walikale on serait un peu loin des administrés, analyse le Professeur.

«  Butembo, c’est un grand centre, on ne manquerait pas  où mètre les institutions ou où construire des infrastructures. En plus, ça peut flatter les egos des gens. Moins de risque volcanique. Un risque sismique moindre par rapport à celui de Goma », souligne-il.

«  Si on envisage Beni, ce serait trop excentrique, trop au nord avec la majorité de la population au sud. Néanmoins, avec l’avantage d’un aéroport et une pleine assez large où l’on peut aménager des choses assez facilement », fait savoir  l’expert en aménagement du territoire. 

Le professeur abbé Emmanuel Vyakuno souligne qu’une nouvelle éruption n’est pas exclue. Néanmoins, les tremblements actuels peuvent se   justifier pas un rééquilibrage des forces pour essayer de combler le vide qu’a laissé la coulée de lave.

HERVE MUKULU

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