JM contre alcoolisme fœtal : « Quand un fœtus devient alcoolodépendant, il peut naître avec un comportement d’alcoolique», prévient Dr Mumbere Mupenzi

Quand on a un  projet de concevoir un bébé, les femmes  accros à l’alcool doivent envisager  de jeter l’éponge. Car quelques soit la quantité d’alcool prise, elle  peut avoir des conséquences morphologiques, psychiques  et intellectuelles  sur le fœtus. C’est l’interpellation du docteur Mumbere Mupenzi, Médecine spécialisant en Pédiatrie à  l’Université de Kisangani et médecin traitant aux Cliniques Universitaires du Graben à Butembo, au Nord-Kivu. La Voix de l’UCG l’a rencontré à l’occasion de la  journée mondiale de sensibilisation contre l’alcoolisme fœtal célébrée chaque 09 Septembre.

Le syndrome d’alcoolisme fœtal est l’ensemble des troubles qui surviennent lorsque le fœtus est exposé à l’alcool. Et ces troubles sont notamment  d’ordre psychologique comme l’irritation récurrente du bébé, psychique comme un retard intellectuel et morphologique comme des malformations. Ce qui fait qu’un enfant alcoolodépendant dans le ventre de sa mère peut naitre avec un visage d’alcoolique prévient docteur Mumbere Mupenzi.

« Le syndrome d’alcoolisme fœtal aura des manifestations à la fois physique et intellectuel sur le fœtus. Quand le bébé va naitre il aura des problèmes de croissance. Il nait plus petit que les autres de son âge.  Il a aussi des troubles de comportement, retard psychique et intellectuel.  Il peut-être un enfant irritable qui se fâche trop vite ou un enfant très gai, gentil avec tout le monde même ceux qu’il ne connait pas. Des déformations physiques, de petits yeux, des lèvres aplaties ou peut avoir un visage d’alcoolique », explique-t-il.

Il ajoute que : « Cet enfant qui est dans le sein de sa mère est un alcoolique vrai.  Le bébé devient même alcoolodépendant. Il peut attraper le syndrome du sevrage alcoolique à la naissance avec la manifestation des troubles de comportement y afférents. »

L’idéal pour une femme enceinte ou qui projette l’être, c’est d’arrêter toute prise d’alcool. Et si cela est impossible (ce qui n’est pas conseillé), elle doit diminuer de manière significative la fréquence et les quantités d’alcool à consommer, conseil Docteur Mupenzi.

HERVE MUKULU et GEORGES KISANDO SOKOMEKA

 

 

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