JM de lutte contre le Sida : les tests rapides ne sont pas fiables (Dr Kalima Nzanzu)

Les dispositifs dénommés « tests rapides » utilisés par certaines personnes pour tester le VIH Sida ne sont pas fiables, a affirmé, mercredi 02 décembre 2021, Docteur Kalima Nzanzu, médecin traitant à l’hôpital de Matanda, à Butembo, province du Nord-Kivu. Il l’a dit à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, célébrée le  1er décembre de chaque année. Il conseille de réaliser, au maximum, trois tests pour quelqu’un qui n’a pas encore présenter des signes.

Dans une interview accordée à la Voix de l’UCG, en marge de cette journée, Docteur Kalima Nzanzu a expliqué que le nombre des tests à réaliser dépend de la prévalence de l’infection au VIH dans un milieu. Or, ajoute ce médecin, le taux de prévalence en RDC est inférieur à 10%. D’où, il faut passer au moins trois tests pour se rassurer que de se fier sur des tests à domicile, peu fiables et donc dangereux.

« Comme la prévalence est inférieure à 10%, pour pouvoir confirmer, si quelqu’un n’a pas des signes, il ya trois tests qu’il faut faire. Mais, quand il ya déjà des signes qui plaident pour, là on peut faire un test et le confirmer par un deuxième. Alors ceux qui font le test à domicile, ils réalisent un seuil, il n’a pas de signes, ça peut être positif alors que c’est faux parce qu’il existe des faux positifs, ça peut aussi être négatif parce qu’il existe des faux négatifs. En fait, le test du VIH/Sida doit être  fait lorsque les anticorps sont déjà présents dans le sang et que le test peut être en  mesure de détecter ces anticorps », explique Docteur Kalima Nzanzu

Il note, par ailleurs, que rien ne justifie le fait de faire le test du VIH Sida à domicile car, selon lui, il est gratuit dans toutes les formations sanitaires.

« Normalement c’est gratuit si vous venez pour vous faire dépister volontairement. Mais il ya des situations qui nous obligent  de le faire payer. C’est par exemple lorsque le gouvernement ne nous dote pas des matériels pour ce test, on est obligé de le faire payer », a-t-il précisé.

Notons que pour cette année 2021, le Nord-Kivu a enregistré 21 581 cas de séropositifs, d’après les statistiques du Programme national de lutte contre le Sida au Nord-Kivu.

Les femmes et les enfants sont les couches les plus touchées avec 13. 600 femmes contre 6.609 hommes. Une preuve que le VIH SIDA reste une maladie à haut risque pour le Nord-Kivu, note le Programme national de lutte contre le sida, PNLS.

Jackson SIVULYAMWENGE

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