JM Rivières : « le stockage et le traitement de l’eau de pluie coute moins cher que les soins médicaux quand on fait usage des eaux polluées des rivières » (Benjamin Kaghoma)

Journée mondiale d’action pour les rivières célébrée chaque 14 mars, quels risques courent les usagers des eaux polluées des rivières ?  Benjamin Kaghoma, enseignant en santé publique à l’UCG rappelle que la santé n’a pas de prix mais a un coût. Quelle que soit la raison, il faut éviter d’utiliser l’eau de rivière pour les travaux ménagers. Face au déficit, il propose d’investir dans le stockage et traitement d’eau  de pluie à la maison.

En ville de Butembo et ses environs, les rivières servent de poubelle pour tout. Car il n’y a pas un système adéquat pour l’évacuation des déchets ménagers et des services. Pire, beaucoup des ménages profitent pour évacuer les fausses sceptiques dans les rivières. Ce qui fait que se baigner dans une rivière ou même utiliser cette eau pour nettoyer une maison expose la famille aux risques de maladies dites des mains sales explique Benjamin Kaghoma. C’est pourquoi, le moindre mal est d’utiliser l’eau de pluie.

« La collecte d’eau de pluie peut nous aider avec des techniques de collecte d’eau actuelles, à sauvegarder l’eau presque dans sa nature  et cette eau peut aider à gérer au moins 50%  des besoins en eau dans le ménage. Et pour le reste on peut se procurer l’eau potable aux sources reconnues. »

A ceux qui disent que le dispositif de collecte et traitement d’eau de pluie coute cher, le technicien en assainissement répond.

« La sante n’a pas de prix mais elle a un coût. Le système de stockage et de traitement d’eau à domicile coute moins cher que ce que tu paierais chaque fois pour aller soigner la famille. En plus du manque à gagner quand on est malade ou à l’hôpital. C’est un coût qui peut te procurer un tank à la maison. Et ça ne se fait pas d’un coût. Quand on est un gagne petit, on épargne petit à petit. »

Normalement, vue la pluviométrie et les points de captage et de traitement d’eau en ville de Butembo, un déficit en eau potable ne se justifie pas. Il suffit d’un peu de volonté et d’organisation pour la distribution d’eau dans les quartiers souligne-t-il.

Hervé Mukulu