Justice : le pouvoir doit arrêter d’imposer une pensée unique au peuple (LUCHA sur affaire Cardinal Fridolin Ambongo)

L’État congolais doit arrêter d’imposer au peuple congolais une pensée unique. Propos de Anelka Mwanya, militant de la LUCHA au lendemain de la demande d’ouverture d’une information judiciaire contre le cardinal Fridolin Ambongo, demande introduite auprès du procureur général près la cour d’appel de Matete par le procureur général près la cour de cassation le 27 avril. Cette demande impopulaire est également largement commentée dans les réseaux sociaux par les personnalités publiques de la RDC.

Selon Anelka Mwanya, cette menace judiciaire contre le cardinal Fridolin Ambongo est une violation grave de la Constitution qui garantit à chaque Congolais la liberté d’expression et de penser. Selon lui, le cardinal a dit tout haut ce que le peuple pense tout bas. Il suggère au gouvernement de capitaliser les propos du cardinal Fridolin Ambongo en s’attaquant aux causes et non aux conséquences.

« Ce que le régime veut faire au Cardinal Fridolin, c’est ce qui se fait chaque jour contre les citoyens qui essaient de dénoncer la mauvaise gestion du pays. » Voilà pourquoi nous avons dit qu’il faut cesser avec ces intimidations qui violent les articles 25, 25 et 61 de la constitution qui garantissent aux congolais la liberté d’expression et de penser. En quoi c’est mauvais de donner l’opinion contraire des autorités ? Pourquoi ils veulent nous imposer une pensée unique, ce qui les arrange ?  Un régime qui ne sait même pas faire baisser le prix du pain ne doit pas montrer ses biceps lorsqu’un citoyen essaie de dénoncer ce qui ne marche pas au pays » a dit Anelka Mwanya.

Dans la même optique, cette demande d’ouverture d’une information judiciaire contre le numéro un de l’Église en RDC est largement commentée sur les réseaux sociaux. Si le docteur Denis Mukwege se dit scandalisé en mentionnant que « cette démarche illustre l’instrumentalisation politique du pouvoir judiciaire et une dérive dictatoriale d’un régime incapable de gérer le pays », Moise Katumbi dit sur son compte X que « cette attaque intolérable rappelle les heures sombres et tragiques de notre pays, marquées par le régime autoritaire ». Rappelons que dans l’accord-cadre entre le Saint Siège et la RDC, il est signifié que « dans le cas d’un évêque ou d’un prêtre exerçant une juridiction équivalente, l’autorisation préalable du Parquet général de la République est nécessaire et le Saint Siège en sera aussitôt informé par les autorités congolaises via la nonciature apostolique ».

Ismaël Kabuyaya

 

Share this content:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *