La société civile du Nord Kivu dit être déçue du passage de la présidente de l’assemblée nationale de la RDC dans la région

Jeanine Mabunda qui était au Nord et au Sud Kivu, et en Ituri à l’Est de la RDC n’a pas reçu la coordination de la société civile ni au niveau provinciale, ni au niveau des villes et des territoires du Nord Kivu se désole Edgard Mateso, Vice-président de la coordination de la société civile en province. Pourtant, la société civile avait un cahier de charge essentiellement axé sur la situation sécuritaire de la province, particulièrement celle de Beni. Si Jeanine Mabunda avait reçu la société civile du Nord Kivu, elle aborderait avec elle, la question des attaques répétitives dues aux frappes qui dispersent plutôt que de neutraliser les ADF, la question des militaires à muter ou encore des migrants qui se dirigent vers les zones insécurisées de Beni indique Edgard Mateso. La société civile mettrait également sur la table, la question des opérateurs économiques de la région asphyxiés par l’insécurité a-t-il indiqué. ‘‘Nous avons toujours estimé que la question de la guerre de Beni n’est pas suffisamment bien gérée. D’abord avec la stratégie militaire qui consiste à disperser plus tôt que de neutraliser l’ennemi. Nous pensions dire au parlement de revenir sur cette question avec le ministre de la défense. Discuter de la relève des unités militaires qui sont à Beni et dont la plupart sont issus des anciennes rebellions du RCD, du CNDP et du M23. Tous ces groupes ont pris les armes contre les pays avec différents agenda qu’ils remplissent peut être encore. Nous pensions que la question des migrants venant du sud vers le nord serait également mise sur la table pour être clarifiée’’, estime Edgard Mateso.‘‘Aussi, le débat à l’assemblée nationale sur la question de Beni ne devrait plus être mené à huit clos. La question de Beni traitée à huit clos, est une façon de protéger les criminels. Le parlement étant aussi l’autorité budgétaire, on parlerait aussi des opérateurs économiques de la région qui travaillent dans un contexte tout particulier. Boutiques pillées et tous les autres affres de la guerre. Il faut que le parlement touve une formule d’assouplissement de leurs affaires.’’ Edgar Mateso recommande à l’assemblée nationale de traiter en urgence la question de Beni. ‘‘Sous d’autres cieux, une telle situation ferait l’objet de la préoccupation quotidienne des institutions affirme-t-il. Ce qui n’est pas le cas en RDC’’selon Edgard Mateso.

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