Lubero : formation des agronomes d’Etat sur l’agro-écologie, le SYDIP poursuit quel but ? (Prof Sahani Walere)

Le Syndicat de Défense des Intérêts Paysans (SYDIP) envisage d’implémenter l’agro-écologie dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. Le but est de pouvoir atténuer les effets néfastes du changement climatique sur l’agriculture afin d’améliorer la productivité. Ces explications ont été révélées ce mardi 29 novembre 2022 par le Professeur Muhindo Sahani Walere, principal facilitateur de la formation des agronomes et des agents du Conseil Agricole Rurale de Gestion du territoire de Lubero dont les travaux ont démarré lundi dernier.

Expert en gestion des risques naturels et enseignant à l’Université Catholique du Graben, le Professeur Muhindo Sahani Walere articule tous ses enseignements  au tour de l’agro-écologie, « une alternative durable pour pouvoir atténuer les effets néfastes du changement climatique sur l’agriculture afin d’améliorer la productivité », a-t-il expliqué au deuxième jour de travaux de cet atelier de formation qui se tiennent au Centre d’Accueil Jolie Rêve de Butembo.

« Comme on est confronté à beaucoup de problèmes liés à la vulnérabilité de la population qui pratique essentiellement l’agriculture et l’élevage, l’agro-écologie semble être une alternative durable pour essayer d’adapter les méthodes agricoles durables au phénomène de changement climatique. Parce qu’en fait, l’agro-écologie est une réponse à la conciliation de la  trilogie Environnement-Développement socioéconomique-Homme», a-t-il poursuivi. 

Pour y arriver, le SYDIP organise une série de formation à l’intention de différents acteurs étatiques et non étatiques de la filière agriculture dans la région et ce, dans le cadre du projet : « Innovation pour l’adaptation de l’agriculture au changement climatique » exécuté depuis mars 2022 en territoire de Lubero par cette organisation paysanne avec l’appui technique de Welt Hunger Hilfe et le financement du Ministère fédéral allemand de coopération et développement économique BMZ.

Jackson Sivulyamwenge  et Georges Kisando Sokomeka