Lubero : le « qui-vive » des acteurs de la société civile depuis l’occupation de Kanyabayonga, Kayna et Kirumba par le M23

De nombreux acteurs de la société civile, activistes de droits humains ainsi que certains professionnels de médias du territoire de Lubero vivent  dans la clandestinité. Cela depuis que les rebelles du M23 occupent les agglomérations de Kanyabayonga, Kirumba et Kayina, trois importantes agglomérations situées au sud de Lubero.

Selon Jazz Muhindo, président de la société civile de Kanyabayonga, il s’agit de toutes les personnes qui donnaient des alertes sur l’avancée de cette rébellion, et qui dénonçaient les exactions commises par ses combattants. Nombreux sont en fuite et vivent en situation de déplacement dans les familles d’accueil dans les agglomérations encore sous contrôle des FARDC.

« Exactement, les acteurs de la société civile ne sont plus dans la zone, ceux de Kanyabayonga, Byoto, Kayna, Luofu, Kirumba, ils sont tous en débandade. Même situation pour les défenseurs des droits de l’homme, ils ne sont plus dans cette zone qui est occupée par le M23. Nous ne bénéficions d’aucune assistance de part d’une quelconque organisation mais, nous sommes dans les familles d’accueil dans les différentes contrées où nous avons pris fuite.  Je peux dire qu’au stade actuel nous n’avons subi aucune menace de la part de ces hommes puisque nous sommes dans les contrées encore sous contrôle de notre armée »  

Par ailleurs, d’après Hilaire Kamabu, rapporteur de la société civile de Lubero, ceux qui se sont refugiés dans les contrées occupées par les  groupes armés subissent des menaces de la part des hommes armés. Ces activistes appellent le gouvernement à trouver rapidement de solution à cette situation.

Jackson SIVULYAMWENGE

 

Share this content:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *