Lutte anti-MONUSCO : le député Tembos Yotama appelle à la rupture et conseille l’auto-prise en charge populaire

Le député national Tembos Yotama appelle le président de la République à prendre la courageuse décision de rompre avec la MONUSCO. L’élu de Butembo a lancé cet appel à travers une déclaration lue ce mercredi 03 août 2022 devant la presse à sa résidence à Mutsanga.

Dans son dernier rapport sur les massacres de Beni, Irumu et Mambasa, le député Tembos Yotama avait déjà affirmé devant la représentation nationale que les casques bleus de la MONUSCO seraient parmi les tueurs des massacres des civils attribués par présomption aux rebelles ADF. Pour cet élu de Butembo, les morts orchestrés par la MONUSCO lors des manifestions contre elle, viennent conforter les témoignages des victimes contenus dans ce rapport. 

« Ces manifestations anti-MONUSCO constituent l’expression la plus ultime d’une population d’une population longtemps soumise aux souffrances dépassant l’insupportable. Malheureusement, un peu comme le redoute le peuple, la MONUSCO n’a pas tardé à faire usage d’armes à feu et tirer à bout portant sur les civils non armés »  déclare Tembos Yotama.

Selon lui, aujourd’hui les victimes civiles de cet usage d’armes à feu par la MONUSCO se comptent à plus d’une trentaine de morts et une centaine de blessés graves. « Un bilan très lourd jamais enregistré dans les manifestations publiques à l’Est de la RDC », fait savoir ce député national estimant que ces casques bleus, incapables de se protéger contre les simples manifestants, ne peuvent être capables de protéger les citoyens contre les groupes armés. Voilà pourquoi, il appelle le président de la République à rompre avec la MONUSCO.

« Excellence Monsieur le Président, tout changement a un prix à payer. Vous avez eu le courage de rompre avec la coalition FCC-CACH, vous avez eu le courage de pointer du doigt accusateur le Rwanda comme celui qui entretient l’insécurité et qui fait égorger les congolais à l’Est de la République démocratique du Congo. Certainement, la rupture avec la MONUSCO suivie de la désinfiltration de l’armée, de la police et des services de renseignement et autres institutions infiltrées par le Rwanda et l’Ouganda aura un prix à payer», souhaite-t-il. 

 Par ailleurs, le député national Tembos Yotama reste convaincu que l’auto-prise en charge populaire reste la dernière option qui sauvera le pays. 

Jackson SIVULYAMWENGE