Nord-Kivu : Dans ce contexte d’insécurité, faut-il tolérer les assassins ?, l’abbé Mahiniro répond

Il y’a pas des limites de tolérance quand on mène une  vie  chrétienne. Un chrétien  doit vivre la tolérance jusqu’à même s’oublier comme Jésus l’a fait jusqu’à perdre sa vie. Recommandation de monsieur l’Abbé professeur Mahiniro Jean-Pierre à l’occasion de la journée mondiale de la tolérance  célébrée le 14 Novembre de chaque année.  Face aux assassins, faut-il toujours être tolèrent ?

Monsieur l’abbé Jean-Pierre Mahiniro  précise que si ces gens se convertissent, il faut les accepter et le pardonner pour  mener une vie commune. C’est ce que veut la tolérance chrétienne.

« Avec Jésus on a une approche  de foi  qui étonne à  travers le pardon. Est-ce qu’il faut pardonner au gens qui nous tue ou bien il faut appliquer la loi  de talion ?  Œil pour œil dent pour dent ? Du point de vu chrétien la tolérance implique, s’ils se convertissent ; qu’on les accepte et qu’on  mène une vie commune avec eux. », explique l’abbé Jean-Pierre.

« Mais quand les gens qui souffrent intensément, victimes depuis des décennies, pour nous tous, ça devient difficile de pouvoir vivre cette tolérance, il faudrait y arriver pour que nous puissions entamer ces processus. Bien sur la réconciliation implique la vérité », reconnait l’abbé Jean-Pierre Mahiniro.

Tout en soulignant qu’il existe d’autres orientations de la tolérance comme en politique ou en économie ; l’homme ne peut  pas vivre sans pour autant tolérer.  En moins qu’il ne se prenne pour un surhomme.  Apprenons à nous tolérer mutuellement recommande-il tout en appelant à  la réflexion   profonde  sur cette qualité qui doit nous caractériser dans nos rapports avec les autres.

JULIENNE MUHIMA