Nord-Kivu : au lieu d’insécuriser Butembo, le député Mbindule Mitono appelle les mai-mai à aller combattre l’ADF

Le député national Crispin Mbindule Mitono délie sa langue face à la situation sécuritaire qui prévaut en province du Nord-Kivu. Contexte précaire caractérisé par l’occupation d’une partie de la province par les rebelles du M23 et l’insécurité urbaine dans la partie Nord de la ville de Butembo. C’est à travers une émission synchronisée sur des radios locales que l’élu de Butembo s’est exprimé.


D’entrée de jeu, le député UNC qui s’est de plus à plus rapproché du pouvoir en place a salué le leadership du président Tshisekedi, grâce auquel, il a obtenu la levée du régime de notification d’achat d’armes. En ce qui est du retrait du M23 des zones conquises en faveur des troupes de l’EAC (Eastern Africa Communuty), cet élu du peuple fait savoir qu’il s’agit d’une solution provisoire en attendant la reconstruction des FARDC.
« Notre armée est en pleine reconstruction. Je suis passé par le centre de formation de Kitona. Plusieurs jeunes ont répondu à l’appel et le travail qui s’y fait est formidable. Je n’ai jamais vu de pareil », s’exclame Mbindule Mitono.
Le député Mbindulé Mitono a, sur le plan local, fustigé l’insécurité causée par les mai-mai dans la partie Nord de la ville de Butembo depuis plus d’un trimestre. Il appelle ces miliciens à aller combattre l’ADF que d’insécuriser la ville.
« L’ennemi c’est le M23 soutenu par le Rwanda et l’ADF qui tue à Beni. Ce sont ceux-là les ennemis à combattre dans l’unisson. Un congolais ne peut pas ôter la vie à son compatriote. Le président n’est pas aussi d’accord avec ça. Si tel est le cas, ce que c’est un étranger qui s’y est invité »
Pour le retour de la paix dans son réservoir électoral de 2018 à savoir Furu, Brazza, Biasa, Mihake, Mulo et Vulindi, Mbindule Mitono, qui est désormais président de la sous-commission FARDC à l’Assemblée Nationale, plaide pour la délocalisation des camps militaires qui y sont installés et laisser la sécurité de la ville, exclusivement à la police. Une commission d’enquêtes parlementaires est en voie d’effectuer une descente à Butembo face à cette situation.
Rédaction