Nord-Kivu : C’est après un examen mental que les juges devraient se prononcer de la poursuite ou pas de Delcat Idengo (Me R. Ndekeninge)

Le musicien Delphin Katembo, alias «Delcat Indengo» ne sera plus jugé à Beni. Il a été transféré à l’auditorat militaire  supérieur du  Nord-kivu basé à Goma pour des raisons de sécurité publique. Il est poursuivi pour incitation à s’armer contre l’Etat et démoralisation des FARDC et la police.  Les réactions s’enregistrent à ce sujet. Maitre Richard Ndekeninge, défenseur des droits de l’homme au sein de l’ONG Colibri RDC, tout appelant à un procès équitable fustige tout de même les propos incendiaires du chanteur.

Pour Maitre Richard Ndekeninge, Delcat Indengo a dépassé les bornes en appelant, à travers son dernier clip, au meurtre des policiers, militaires et casques bleus de la MONUSCO.

« La liberté d’expression n’est pas une liberté absolue. Elle doit se limiter notamment au respect de l’ordre public, au respect des droits des autres. Et quand  vous appelez au meurtre des autres non,  même dans les démocraties le plus développées cela ne peu pas passer impuni.   J’espère que ses droits à la défense seront respectés », explique Me Ndekeninge.

La seule issue de secourt de l’artiste interpellé est de prouver son état d’incapacité mentale qui serait causé par la perte des proches de Delcat Idengo massacrés par les combattants ADF.

« Si ses avocats ou le ministère public doute du fait qu’il contrôle toutes ses aptitudes  mentales,  le juge devra requérir l’expertise   médicale pour que des médecins ou psychiatres évaluent qu’ils disposent  de  toutes ses capacités mentales.  Si  on estime qu’il est parfaitement responsable de chacun de ses  actes, et j’ai peur qu’il tente de le démonter lui-même, cela devra aboutir à une condamnation ; dans le cas contraire il sera relâché », ajoute le défenseur des droits de l’homme.

Pour rappel, dans son nouveau clip largement  partagées dans les réseaux sociaux, Delcat Idengo a appelé la population à “tuer” les policiers, les militaires et leurs dépendants ainsi que les casques bleus de la MONUSCO le 15 octobre prochain, à l’occasion de l’anniversaire des massacres. Il les accuse d’être à la base des tueries. Delcat Idengo a été arrêté par les services de sécurité en  Butembo la soirée du dimanche 10 octobre 2021.

Georges Kisando Sokomeka

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