Nord-Kivu : les étudiants ressortissants d’autres provinces saluent la diversité culturelle caractérisant l’UCG-Butembo

Bien que minoritaires, certains étudiants de l’Université Catholique du Graben (UCG) venus des autres provinces de la RDC saluent la diversité culturelle qui caractérise cette université. Parallèlement, leurs camarades autochtones de Butembo    témoignent de leur honnêteté, leur dévouement aux études et leur bonne moralité; de valeurs qui brisent des préjugés interethniques. Ils se sont ainsi exprimés en marge de la journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement célébrée le 21 mai de chaque année.

Nombreux parmi eux viennent de l’ex-province orientale. C’est le cas de Ango Tako Blandine, une jeune étudiante en deuxième licence en faculté de Droit venue d’Isiro dans la province du haut Uélé. Pour elle, la différence linguistique n’a pas été une barrière pour son épanouissement.

« Je viens d’une région où la langue usuelle par la majorité des gens, c’est le lingala, mais ici, c’est le kiswahili qui est trop parlé. À l’université, je communique avec mes camarades en français, c’est au marché que je fournis un effort pour m’exprimer en kiswahili. Par rapport au style alimentaire, j’ai difficile à m’accommoder au foufou, car chez nous, on prend du riz. Je me sens très à l’aise, les Nandes sont accueillants, j’aime déjà Butembo, mais mes parents me manquent », raconte-t-elle. 

Jordan Dieudonné, lui, est originaire d’Aru de la communauté Kakwa, étudiant en première licence en faculté des sciences agronomiques. Pour lui, sa simplicité lui a permis de s’attirer la sympathie de son entourage.

« Grâce à ma simplicité, j’ai su m’intégrer rapidement et les gens simples originaires d’ici sont venus vers moi. Dès lors, ils me considèrent comme un des leurs en dépit de notre couleur de peau très noire », reconnait-il. 

Pour Elizabeth Epalata Logo de la communauté Budu, grâce à ses amis qui étaient  déjà à Butembo, elle a su s’intégré.

« J’ai retrouvé mes amies originaires de la province du Haut Uelé ici et ça m’a rendu la tâche facile.   Je me suis facilement adaptée au milieu à seulement sept mois», explique-t-elle. 

A l’université comme dans la communauté, certains autochtones de Butembo ont un regard positif sur ces personnes venant d’autres provinces notamment de l’Ituri, Bas Uélé,  Haut Uélé et de la Tshopo.   C’est le cas de Moise Vusayiryo, Nande d’origine et étudiant en faculté de médecine humaine qui constante qu’il y a des valeurs à imiter chez ces étudiants des provinces voisines.

« Personnellement, j’apprécie leurs savoir-faire et leur honnêteté qui sont des facteurs favorisant le développement d’une contrée », témoigne-t-il.

Cette journée dédiée à la diversité culturelle pour le dialogue et le développement a pour objectif de donner l’occasion de mieux connaitre et apprécier ce que les cultures se doivent les unes les autres.

Elisha Kindy

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