Nord-Kivu/M23 : Les forces vives dénoncent les intentions cachées du Rwanda.

La coordination provinciale, ses coordinations territoriales, urbaines et organisations de la Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu disent non à une nouvelle guerre injuste et injustifiée en Province du Nord-Kivu par le fait du M23. 

Après une réunion urgente ce 29 mars, les forces vives dénoncent ces exactions qui durent depuis 27 ans et trouvent que la résurgence du M23 pourrait avoir des raisons inavouées si après :

« Une tentative d’obtenir l’entrée des militaires Rwandais en concurrence déloyale avec les militaires ougandais travaillant aux cotés des FARDC pour lutter contre les ADF, les velléités pour le Rwanda à bloquer le projet de la reconstruction des routes reliant la RDC et l’Ouganda en phase de lancement, bloquer l’arrivée du pape pour obtenir les négociations entre le M23 et le Gouvernement autour de l’accord diabolique de Nairobi ; détourner l’attention des militaires congolais face à la guerre contre les ADF et dégarnir les positions de la partie Nord de la Province afin de laisser un ouf de soulagement aux ADF déjà malmenés. », énumère le communiqué.

Ainsi  face à la montée en flèche de la déstabilisation et insécurité imposée au peuple congolais, la coordination provinciale de la Société civile forces vives du Nord-Kivu demande en toute urgence au chef de l’Etat de :

« De dépêcher le renfort des militaires des FARDC bien équipés et motivés dans le territoire de Rutshuru, d’être très attentif aux alertes de la société civile et déjouer les diversions du M23 et ses alliées qui risquent de déconcentrer les FARDC dans les autres zones opérationnelles, d’amplifier les voies diplomatiques pour que la communauté internationale dans son ensemble décourage les appétits démesurés du Rwanda , de s’abstenir d’intégrer au sein des FARDC, PNC et dans l’administration publique les rebelles, ordonner le gouvernement de la République à apporter une assistance humanitaire aux victimes de ces attaques injustes et injustifiées du M23 », propose le communiqué.

En plus de veiller sur  l’Accord Cadre d’Addis Abeba, de demander l’extradition sans préalables des éléments M23 pour être sous la surveillance du gouvernement Congolais.

Ce communiqué de la société civile rappelle qu’après un réveil du 24 décembre 2021 au 25 janvier 2022, les rebelles du M23 ont lancé des nouvelles attaques depuis 27 mars 2022 sur les positions des FARDC à Runyonyi et à Chanzu dans le territoire de  Rutshuru entraînant le déplacement des populations vers  d’autres cités et l’Ouganda.

Hervé Mukulu

 

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