Nouvelles mise en place, le président de république a sacrifié les institutions au profit de la voix de la rue (Prof Mughanda )

Le président Félix Tshisekedi, en nommant à des postes stratégiques dans l’armée certains généraux sur lesquels pèsent des soupçons de corruption et de complicité pourrait l’éloigner de éventuels partenaires, occidentaux notamment. Analyse du professeur Muhindo Mughanda, enseignant de sciences politiques.

Le président de la république a nommé des généraux à plusieurs fonctions de responsabilité au sein de l’armée vendredi 17 juillet 2020.

« le fait d’avoir placé à certains postes stratégiques au sein des FARDC certains officiers qu’une certaine opinion au pays et une frange de la communauté internationale soupçonnent de complicité dans le conflit armé en RDC, pourrait lui fermer certaines portes des chancelleries occidentales », craint le professeur Mughanda,.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi n’a pas confirmé Ronsard Malonda comme président de la CENI.

Le professeur Mughanda estime que le président de république a sacrifié les institutions au profit de la voie de la rue. «  Ce qui ouvre la voix  à l’ochlocratie, un régime politique dans lequel la foule a le pouvoir d’imposer sa volonté. Cette pratique, si elle se répète à mainte reprises pourrait bloquer les institutions au sein desquelles est pourtant représenté le peuple car elles seraient incapables de décider et d’assumer leurs décisions », prévient Muhindo Mughanda .

Il faut rappeler que le Général Amisi Kumba dit Tango Four est passé inspecteur général des FARDC, Fall Sikabwe passe chef d’Etat-major général des forces terrestres, Akili Mundos et Kasereka Sindani sont adjoints de l’inspecteur général des FARDC. Si certains officiers accusés d’atteintes aux droits humains sont promus, le général John Numbi aussi cité est lui écarté.

Emma Kateri

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