Ops conjointes FARDC-UPDF : la société civile du Nord Kivu insatisfaite des résultats demande la réouverture du centre de formation militaire de Nyaleke pour former les locaux

Reconduction pour deux mois supplémentaires des opérations conjointes FARDC-UPDF, la société civile du Nord-Kivu, insatisfaite des résultats des six premiers mois de ces opérations regrette qu’elles aient été prolongées sans  une évaluation sérieuse de leurs objectifs. Edgard Mateso premier vice-président des forces vives du Nord-Kivu recommande pour ce faire au gouvernement de rouvrir le centre de formation de Nyaleke à Beni pour la formation des jeunes qui maîtrisent le milieu afin d’organiser la relève de l’armée Ougandaise.

A l’expiration le 31 mai des six mois convenus entre la RDC et l’Ouganda pour des opérations conjointes contre l’Allied Democratic Forces ADF, il a été décidé de les prolonger de deux mois supplémentaires. La société civile du Nord Kivu juge insatisfaisantes les résultats des 6 premiers mois de ces opérations ouvertes fin novembre 2021 et qui s’étendent sur le Nord-Kivu et l’Ituri. Edgard Mateso, est vice-président de la société civile du Nord-Kivu.

‘‘ Notre crainte est que les deux mois qu’on vient d’ajouter ne soient comme les six mois passés. Ces six premiers mois n’ont abouti à aucun résultat palpable. Les gens continuent à mourir, ils n’ont pas accès à leurs champs, les véhicules sont toujours brûlés en dépit de la présence de ces militaires ougandais’’, fait savoir Edgard Mateso.

Par ailleurs, le gouvernement devrait rouvrir le centre de formation de Nyaleke à Beni pour que les jeunes de la région y soient formés en vue de continuer la traque des ADF lorsque seront partis les ADF, dans cette forêt de Beni qu’ils maîtrisent mieux que quiconque.

‘‘ On devrait rouvrir le centre de formation militaire de Nyaleke, pour former les enfants qui maitrisent cette forêt de Beni. Ces enfants maîtrisant la zone peuvent faire la relève de toute cette prise en charge de la guerre. Mais lorsqu’on fait venir des étrangers, qui ne maîtrisent pas la zone, et surtout qu’ils n’ont pas un intérêt affectif direct, c’est difficile d’avoir les résultats. Ce dont nous avons besoin, c’est que l’ADF ne tue plus, que les déplacés retournent chez eux, que les habitants rentrent dans leurs champs et, que ce soit des militaires Ougandais que ce soit des locaux, peu importe. On a besoin que des résultats.’’, ajoute-t-il.

Par ailleurs, la société civile n’a pas abandonné sa recommandation portant sur le nettoyage au sein des FARDC, insistant et condamnant l’infiltration de notre armée.

Emmanuel KATERI