Plainte contre Kabila : « Il serait aberrant de considérer que les informations remises au bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale par le Partenariat Canadien pour la Justice Internationale peuvent immédiatement amener la CPI à entamer des poursuites contre Joseph Kabila. » (Me Richard Ndekeninge, COLIBRI, asbl)

Le Partenariat Canadien pour la Justice Internationale n’a fait que s’adresser au bureau du procureur de la CPI à propos de la situation de la RDC comme le font plusieurs ONG. Il n’a pas apporté beaucoup d’éléments nouveaux pouvant ipso facto changer le cours des enquêtes de la CPI sur la RDC indique Me Richard Ndekeninge, spécialiste de droit international qui s’est intéressé à la question. D’où selon lui, il ne faut pas accorder trop d’importance à cette communication.

Ce serait accorder trop importance à cette communication que de penser qu’elle peut rapidement changer quelque chose. Je pense que c’est une information qui s’est ajoutée à tant d’autres informations à la disposition du bureau du procureur. On ne peut pas s’attendre à ce  que cela porte plus d’effets que les autres. Les faits qui ont été documentés ne sont pas très differents des autres faits pour lesquels le procureur a déjà été saisi.

Me Richard Ndekeninge qui est chef de travaux à la faculté de droit de l’UCG et coordonnateur de Colibri ASBL, mentionne aussi que les crimes internationaux commis dans les conflits en RDC ne sont concernés. En effet, la responsabilité internationale s’établissant essentiellement par commission, le fait de n’avoir pas assez fait pour y mettre fin ne pourrait pas être la base de la responsabilité des dirigeants congolais. Sauf à prouver que certains d’entre eux sont auteurs intellectuels de ces crimes.

Emmanuel Kateri & Hervé Mukulu

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