Politique : si la majorité change de camp, il va rester à travailler sur le changement de la mentalité de ces acteurs politiques (MbusaKizito Gaucher, Doctorant en sciences politiques)

L’éventuel changement de la majorité au pouvoir n’est pas nécessairement le changement de la mentalité des acteurs. Ainsi réagit le chef de travaux MbusaKizito Gaucher, analyste et doctorant en sciences politiques après l’adresse à la nation du président de la république. Ayant souhaité que le prochain gouvernement soit celui qui va relever les défis de la gouvernance actuelle, Félix Tshisekedi devra peut-être pourtant compter sur les mêmes acteurs. Il faut travailler beaucoup plus sur le mental des politiques congolais suggère le chercheur en sciences po.

Dans tous ses derniers discours, le chef de l’Etat a insisté sur le ‘‘gouverner autrement’’, ce qu’attendent tous les congolais, mais cela ne devrait pas se limiter aux seuls vœux et discours note le politologue. ‘‘Après avoir travaillé sur le changement de la majorité au parlement, qui du reste n’a pas encore officiellement basculé, il convient de travailler sur le mental des acteurs politiques qui ne sont pas habitués à agir en faveur de l’intérêt général’’ estime le chef de travaux MbusaKizito Gaucher.

Il faut ensuite insister à la lutte contre la corruption, l’instrument idéal pour le changement tant prôné par Félix Tshisekedi conseille le politologue et enseignant à l’Université Catholique du Graben MbusaKizito Gaucher. ‘‘ La lutte contre la corruption suppose donc que tout acteur qui pourrait se rendre coupable de cet antivaleur, soit sanctionné. Et cela rejoint actuellement ce qu’on appelle Etat de droit. C’est aussi cet instrument qui peut persuader les uns et les autres à œuvrer pour l’intérêt général. C’est en se fondant sur ce contrôle politique qu’on devrait exercer sur les différents acteurs sans partie pris ni règlement de compte, qu’on peut estimer espérer le changement et la rupture incarné jusque là seulement dans le discours du chef de l’Etat.’’

Ce discours s’inscrit dans le cadre des changements tant rêvés, mais il faut plus travailler que discourir pour espérer définitivement rompre avec la gouvernance actuelle conseille le chef de travaux MbusaKizito Gaucher.

Emmanuel Kateri

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