RDC : « 40 ans de l’UDPS ; même au pouvoir, ce parti se comporte comme à l’opposition et déçoit les attentes du peuple sur le social et la démocratie» (Billy Saghasa)

En trois ans au pouvoir, la gouvernance de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social UDPS ne traduit pas son idéologie de social-démocratie. Néanmoins, en quarante ans  de vie, ce parti est resté égal à lui-même, jouant le rôle de trouble-fête et un parti dictatorial analyse le doctorant en droit Billy Saghasa. Opinion émise en marge de la célébration de quarante ans du parti présidentiel ce mardi 16 février.

 

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L’espoir né de la création de l’UPDS s’était vite estompé, du moment que l’un de ses fondateurs, monsieur Etienne Tshisekedi, aussi parmi les membres fondateurs du parti Etat de Mobutu Sese Seko le MPR, n’avait pas résisté longtemps, avant d’installer le culte de la personnalité au sein de l’UDPS. Entre 1990 et 2011, l’UDPS s’est donné à plusieurs doubles jeux, entre l’opposition et la rue en tel point qu’aujourd’hui, ce parti au pouvoir se comporte encore comme un parti de l’opposition regrette maitre Billy Saghasa, doctorant en droit à l’Université Catholique du Graben.

« L’UDPS continue à se considérer comme un parti de l’opposition en étant au pouvoir où nous voyons les gens au pouvoir marcher. Pas marcher pour soutenir l’action gouvernementale mais contre. L’UDPS est restée cohérente par rapport à ses stratégies de trouble de la vie nationale tout en étant au pouvoir. Et par rapport à ce qu’on attendait de l’UDPS en ce qui est du progrès social, je crois que objectivement… J’aime le Président pour sa sincérité. Il avoue toujours qu’ils n’ont encore rien fait. Dans tous les discours qu’il fait il passe aux aveux. »

En trois ans de règne, le slogan le peuple d’abord est resté creux car sur le plan social et différents aspects de la démocratie, rien ne marche. Sans compter la répression de la liberté d’expression qu’ils ont tant prônée dans l’opposition, le social en soi est parlant.

« Le peuple d’abord  signifie quoi ? Ça signifie le social.  Et le social signifie quoi ? Il faut que le congolais mange trois fois par jour, et un repas de qualité de son choix. Qu’il accède aux soins de santé sans beaucoup des difficultés, à un logement descend, qu’il accède à un travail descend. Quand nous parlons du social, nous voyons, le droit, la culture, l’éducation de base gratuite et un enseignement de qualité,… »

Les différentes justifications politiques ne tiennent pas debout du moment, qu’en RDC, en six mois, mzée Laurent Désiré Kabila avait changé le social des congolais faisant oublier l’existence de Mobutu. Pas plus loin, en Tanzanie, le président Magufuli a changé la donne en un seul mandat. C’est pourquoi, les différentes coalitions de pouvoir ne peuvent justifier cet échec déplore Maitre Billy Saghasa.

Hervé Mukulu

 

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