RDC : débat sur la réforme de la loi électorale, le député Kambale Mathe Matthieu opposé à la caution par siège au lieu de la liste

L’Assemblée nationale a clôturé, tard la nuit du mardi 16 avril 2022, le débat général sur la réforme de la loi électorale qui s’est déroulé à l’absence de la plupart des députés du  FCC et de Lamuka. Parmi les intervenants lors de cette dernière journée, le député national Kambale Mathe Matthieu s’est opposé à la fixation d’une caution très élevée par siège au lieu de la liste. 

Prenant l’exemple des élections précédentes, l’élu du territoire de Beni s’interroge sur pourquoi on devrait exiger une caution par siège au lieu de la liste.

Si nous prenons l’exemple de 2006, la liste payait 250 dollars, en 2018, la liste a payé 500 dollars et si en 2023, tout en maintenant le 60%, on demande une caution de 1 000 dollars, où est le problème! “, s’est-il exclamé du haut du perchoir de l’Assemblée nationale.

Poursuivant son speech, Kambale Matthieu s’est montré défenseur des vulnérables y compris de l’opposition, qui devront également jouir  du droit à se faire élire sur base de la même loi électorale.

« Comme vous me voyez ici, je suis venu de la classe des prolétaires. Donc, même si je suis devenu député, je dois continuer à défendre la classe des prolétaires et les vulnérables. Nous sommes en train de trop nous pencher sur la question de la prise en compte des femmes sur les listes. Certes, nous savons que la femme est parmi les vulnérables, mais nous avons oublié une autre classe, c’est celle de l’opposition….même si je ne fais plus partie de l’opposition, mais je dois emettre l’idée que ces gens-là font partie des vulnérables, ils doivent avoir des avocats ici », plaide l’élu de Beni.  Il  appelle au vote de la proposition de loi de G13, mais avec la prise en compte des amendements proposés au cours du débat général.

Par ailleurs, plusieurs autres questions ont été soulevées au cours de ce débat général. C’est entre autres, le maintien ou non de la machine à voter, la suppression du seuil, l’abandon de la proportionnelle, l’interdiction du cumul de candidature pour  aérer l’espace politique, la prise en compte des femmes sur les listes, les contentieux électoraux et l’interdiction de distribuer l’argent pendant la campagne électorale.

 

72 heures accordées au G13-1 pour apporter ses réponses

 

Cette réforme, travail produit par le G13, groupe de 13 députés, aujourd’hui G12 après le décès d’un d’entre  eux, a été saluée par la plupart des intervenants. Ils ont 72 heures  pour répondre aux préoccupations soulevées par la représentation nationale. La proposition sera ensuite envoyée  à la Commission PAJ avant de revenir  à la plénière pour le vote article par article.

Notons que les élus du FCC et de Lamuka refusent de prendre part à ce débat. Ils appellent à un dialogue en dehors des institutions afin de dégager un consensus autour du processus électoral en cours et ses réformes.

Jackson SIVULYAMWENGE.

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