RDC : doute des élus du Nord-Kivu sur l’impact du programme de développement local des 145 territoires

Le séminaire d’information, de sensibilisation et d’appropriation à l’intention des députés provinciaux de 26 provinces de la République Démocratique du Congo au sujet du programme de développement local des 145 territoires, PDL-145-T, s’est clôturé ce dimanche 20 Mars sur une note de doute et espoir. Des élus du Nord-Kivu doutent de la réussite de ce programme très ambitieux.

Pour l’élu de Lubero, Jean-Paul Lumbulumbu le PDL-145-T est un programme très ambitieux et ne pourra convaincre que par les résultats sur terrain.  Pour lui, la sécurité étant le préalable, l’état d’urgence sécuritaire devrait remplacer l’état de siège pour permettre le contrôle de son efficacité et la transparence par l’assemblée provinciale.

La sécurité étant le préalable, l’état d’urgence sécuritaire devrait remplacer l’état de siège pour permettre son contrôle, son efficacité et sa transparence”. Même avis que l’élu provincial de Butembo, Promesse Matofali.

Nous nous rendons compte que c’est un programme dont la réalisation pose des doutes à hauteur de 95%. Imaginez-vous par exemple pour un vaste territoire comme Lubero où on met deux marchés, trois forages. L’impact est minime

Le gouvernement congolais a signé la semaine dernière un protocole d’accord avec trois agences en vue de la matérialisation du projet de développement à la base de 145 territoires. Il s’agit du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), du Bureau Centrale de Coordination (BCECO) et de la Cellule d’exécution des Financements en faveur des Etats Fragiles (CFEF). Ces trois agences se sont réparties les 145 territoires de la République Démocratique du Congo pour l’exécution des travaux dont la nature reste toujours peu claire à ce stade.

Georges Kisando

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE