RDC : Face au manque de compromis entre les chefs religieux, le politologue Muhesi propose la révision de la loi organique de la CENI pour éviter les pires scenarii

Il est scandaleux que des responsables religieux n’arrivent pas à échapper aux pièges politiques même si pour certains, les raisons peuvent être nobles.

Regret du politologue Kahindo Muhesi après l’expiration du délai ultime de 72heures supplémentaires accordé aux 8 confessions religieuses à trouver un consensus dans la désignation du futur Président de la CENI. Ce politologue et Doyen de la faculté des sciences sociales, politiques et administratives de l’Université catholique du Graben, UCG Butembo au Nord-Kivu, il faut une révision de la Loi organique de la CENI pour ne pas tomber dans les pièges qui feraient reculer le combat de la démocratie.

Plusieurs raisons expliquent ce manque de compromis entre les responsables des confessions religieuses sur la désignation de l’animateur principal de la CENI. Le professeur Kahindo Muhesi cite entre autres la manipulation politique, les poids des certaines églises, les valeurs morales  et le mode de désignation. Tout en soulignant qu’il est quand meme scandaleux que des chefs religieux n’arrivent à échapper aux règles de la politique politicienne.

« Lorsque les églises n’arrivent à se mettre d’accord c’est quand meme un scandale pour l’homme de la rue meme si nous, nous savons que face au pouvoir et l’argent, que l’on soit l’homme de l’église ou pas, parfois on perd les repères », commente-t-il.

Scenarii

L’enseignement en faculté de Sciences Sociales, Politiques et administratives ne voit pas  une bonne issue du schéma actuel. « Car donner plus de temps aux responsables religieux ne garantit rien. En plus demander à l’assemblée nationale de décider profiterait à la coalition au pouvoir  en désignant un homme  qui leur est acquis d’office. De meme qu’un glissement du délai constitutionnel profiterait toujours au pouvoir en place.  Il est impérieux de réviser la loi organisant la CENI », estime-il.

Le pire serait de recouvrir à certaines vielles recettes qui nous ramèneront en arrière dans ce combat démocratique.

« Si on recourrait aux solutions déjà été expérimenté, comme ramener le pays sur une sorte de dialogue ; parce que si  jamais on n’arrivait pas à organiser les élections, on va puiser dans l’histoire récente, en mettant en place par exemple un gouvernement de transition. Ce qui serait secourir à des solutions que l’on a déjà mise dans la poubelle. Mais nous n’y sommes pas encore »,  lâche-t-il.

Pour le professeur Muhesi, la révision de la loi organique de la CENI permettrait d’établir, par exemple, une commission qui siègerait en cas de désaccords ou de changer le mode désignation en adoptant un vote par majorité simple.

HERVE MUKULU

 

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