RDC : guère à l’Est, l’église catholique pointe les coupables

L’Église catholique en RDC dénonce l’impuissance et la complicité de la communauté internationale dans la situation sécuritaire dramatique qui sévit à l’Est de la RDC. Le cardinal Fridolin Ambongo s’interrogea sur la fin des massacres à l’Est de la RDC regrette aussi  la complicité des congolais qui ne résistent plus à la corruption. Le numéro 1 de l’église romaine au Congo l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordé à un média occidental ce jeudi 15 décembre 2022.

 

Environ 300 morts à Kishishe dans le territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu, c’est plus que inadmissible ce crime des terroristes du M23, sous-fifres du Rwanda. C’est le symbole de la complicité de la communauté internationale car personne n’agit déplore le Cardinal Ambongo.

« Ce mouvement est soutenu par le Rwanda voire l’Ouganda. Si c’était un conflit lié à la nationalité ou aux droits d’un peuple, il y a un autre cadre pour aborder ces genres de problème. On se retrouve autour d’une table, on discute, on se met d’accord et on trouve une solution au lieu de passer le temps à massacrer des paisibles citoyens. Ce que nous avons reçu il y a quelques jours, le massacre de Kishishe, on parle déjà de 300 morts. Jusqu’à quand cette tuerie va continuer ? Nous avons fait le triste constat que la communauté internationale est complice dans ce qui se passe à l’Est. »

Malheureusement, tout ça ne peut arriver sans qu’il y est la complicité de certains congolais. Ce qui est facilité par la corruption qui gagrainne surtout la classe digirente, déplore-t-il.

« Il y en a qui se laissent facilement acheter. La corruption chez a atteint un tel point  que devant l’argent le congolais ne résiste pas. Et surtout ceux qui sont en situation de pouvoir. Ceux qui sont chargés de veiller à la sécurité du pays, le contrôle et assurer la protection collective du peuple mais quand quelqu’un vient avec un peu d’argent ils cèdent. La conséquence c’est ce que nous payons aujourd’hui. »

Rappelons que le 4 décembre dernier, les évêques du Congo ont organisé des marches, dans toute la république , pour dénoncer l’insécurité qui se généralise à l’Est  et au centre du pays.

Hervé Mukulu