Route Beni-Kasindi, deux députés évaluent diversement les travaux

Deux députés nationaux de Beni évaluent diversement les travaux de réhabilitation de la route Beni-Kasindi par la société ougandaise Dot Service. Après avoir effectué un déplacement sur cette route lors de leurs vacances parlementaires, Kizerbo Wathevwa, élu de la ville de Beni constate un ralentissement de travaux alors que son collègue Kambale Mathe Matthieu du territoire de Beni se dit satisfait du bon déroulement des activités sur ce chantier. 

C’est au mois d’août dernier que le député national Mathe Matthieu a visité ce chantier. Il dit avoir constaté que les travaux sont au point d’atteindre la commune de Bulongo, et il en est satisfait.

« Pour le moment les travaux se font très bien, sur le terrain j’ai vu une entreprise très engagée et très déterminée pour nous faire une bonne route. S’ils continuent de cette façon, nous avons la foi que d’ici quelques matins nous aurons une bonne route qui va relier Kasindi à Butembo », s’est-il réjoui, lors d’un entretien au téléphone avec La Voix de l’UCG.

Cependant, son collègue de la ville de Beni Kizerbo Wathevwa qui a visité le même chantier quelques jours plus tard a un regard tout à fait contraire. Au cœur du blocage, le refus de l’exonération des matériels par les services douaniers commis au poste frontalier de Kasindi, explique l’élu de Beni.

« Effectivement, j’ai effectué un déplacement sur cette route où j’ai constaté que les travaux marchent à pas de tortue. Quand j’ai essayé de poser la question à certains responsables de l’entreprise Dot Service qui exécutent les travaux, ils m’ont dit qu’ils ont rencontré des difficultés. En fait, selon eux, il y a des matériels qui devraient être exonérés pour que les travaux puissent avancer, mais apparemment les agents commis à la frontière de Kasindi-Luvirihya voudraient leur faire payer le droit de douane. Et, à leur tour, ils refusent de payer expliquant qu’ils ont déjà signé un contrat dans ce sens avec notre pays », explique Kizerbo Wathevwa.

Ce député national assure que cette préoccupation sera évoquée dès la prochaine rentrée parlementaire prévue ce 15 septembre à l’Assemblée nationale.  Les deux élus ont néanmoins en commun une crainte, celle de constater aussi que l’insécurité risque de compromettre le projet si les opérations conjointes FARDC-UPDF ne sont pas bien menées dans cette zone.

Jackson SIVULYAMWENGE 

 

 

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