Le magungu, ces feuilles sauvages aussi utiles pour les peuples forestiers que pour les citadins amateurs de la chikwange et du liboke

Ces larges feuilles vertes de la longueur d’un bras et de la largeur d’un pas ou plus sont recherchées à Kisangani, Kinshasa comme à Beni et Bunia. Et cela pour une raison particulière. Ils sont principalement utiles pour l’emballage de la chikwangue, ce pain congolais fait à base de manioc fermenté. Cuits dans ces feuilles, la chikwangue a toujours une saveur exquise que l’on ne saurait comparer à ceux cuits dans les sachets ou autres emballages.

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Beni : confondus aux miliciens Mai-Mai, certains pygmées se font arrêtés par les FARDC

Plusieurs cas d’arrestation des sujets pygmées ont été enregistrés ces deux derniers mois sur plusieurs barrières du territoire de Beni. Toujours minus des lance-pierres et de flèches lorsqu’ils se rendent à la chasse, ces populations autochtones sont souvent confondues aux miliciens Mai-Mai dans cette zone opérationnelle où les groupes armés sont très actifs.

Ils sont presque partout, dans leurs campements aménagés aux abords des agglomérations comme Mavivi, Mbau, Oicha, au nord du territoire de Beni. C’est de là qu’ils sortent chaque matin, souvent en colonnes d’hommes, avec lance-pierres, flèches, gibecières artisanales ; en direction de la brousse à la recherche des gibiers. Traverser la barrière où sont commis les militaires devient un casse-tête, déplore Zaburi Kisubi, leader de la communauté pygmée à Oicha.
« Les militaires FARDC sont convaincus que les lance-pierres sont tenus par les Maï-Maï, les flèches sont utilisés par les Maï-Maï. Mais, ils ignorent que ces objets sont issus de notre tradition. Nous sommes nés avec et donc ces objets sont de notre domaine. Maintenant, ils veulent faire croire à l’opinion que le pygmée est un Mai-Mai, non, le pygmée n’est pas un Mai-Mai », défend-t-il.

Ces cas d’arrestations sont devenus encore très récurrents depuis le début des opérations conjointes avec l’arrivée de nouvelles troupes militaires congolaises et ougandaises. Ils sont souvent rapportés sur les axes Mamové et Mbau-Kamango, dans le triangle dit de la mort, précise- t-il.
«C’est surtout sur la route menant vers Mamové que les militaires ont l’habitude de menacer les pygmées à la barrière. Aussi, sur l’axe Mbau-Kamango, au niveau de PK 25. Il y a quelques jours, nous avons appris que les militaires ont arrêté nos concitoyens et ont envahi leurs lance-pierres. Nous demandons au gouvernement de nous aider à sensibiliser les FARDC, qu’elles sachent que ces lance-pierre sont de notre domaine », plaide ce leader de la communauté pygmée à Oicha.
Il est possible que ces cas soient avérés, reconnaît une source sécuritaire en territoire de Beni, mais elle estime que les suspects sont souvent relâchés après vérification. « Nous sommes, non seulement dans une zone opérationnelle, mais nous faisons aussi face au terrorisme. Donc, il est tout à fait normal que la vigilance soit démise », prévient un membre du conseil de sécurité du territoire de Beni.
Jackson SIVULYAMWENGE

Plusieurs cas d’arrestation des sujets pygmées ont été enregistrés ces deux derniers mois sur plusieurs barrières du territoire de Beni. Toujours minus des lance-pierres et de flèches lorsqu’ils se rendent à la chasse, ces populations autochtones sont souvent confondues aux miliciens Mai-Mai dans cette zone opérationnelle où les groupes armés sont très actifs.

Ils sont presque partout, dans leurs campements aménagés aux abords des agglomérations comme Mavivi, Mbau, Oicha, au nord du territoire de Beni. C’est de là qu’ils sortent chaque matin, souvent en colonnes d’hommes, avec lance-pierres, flèches, gibecières artisanales ; en direction de la brousse à la recherche des gibiers. Traverser la barrière où sont commis les militaires devient un casse-tête, déplore Zaburi Kisubi, leader de la communauté pygmée à Oicha.
« Les militaires FARDC sont convaincus que les lance-pierres sont tenus par les Maï-Maï, les flèches sont utilisés par les Maï-Maï. Mais, ils ignorent que ces objets sont issus de notre tradition. Nous sommes nés avec et donc ces objets sont de notre domaine. Maintenant, ils veulent faire croire à l’opinion que le pygmée est un Mai-Mai, non, le pygmée n’est pas un Mai-Mai », défend-t-il.

Ces cas d’arrestations sont devenus encore très récurrents depuis le début des opérations conjointes avec l’arrivée de nouvelles troupes militaires congolaises et ougandaises. Ils sont souvent rapportés sur les axes Mamové et Mbau-Kamango, dans le triangle dit de la mort, précise- t-il.
«C’est surtout sur la route menant vers Mamové que les militaires ont l’habitude de menacer les pygmées à la barrière. Aussi, sur l’axe Mbau-Kamango, au niveau de PK 25. Il y a quelques jours, nous avons appris que les militaires ont arrêté nos concitoyens et ont envahi leurs lance-pierres. Nous demandons au gouvernement de nous aider à sensibiliser les FARDC, qu’elles sachent que ces lance-pierre sont de notre domaine », plaide ce leader de la communauté pygmée à Oicha.
Il est possible que ces cas soient avérés, reconnaît une source sécuritaire en territoire de Beni, mais elle estime que les suspects sont souvent relâchés après vérification. « Nous sommes, non seulement dans une zone opérationnelle, mais nous faisons aussi face au terrorisme. Donc, il est tout à fait normal que la vigilance soit démise », prévient un membre du conseil de sécurité du territoire de Beni.
Jackson SIVULYAMWENGE

Plusieurs cas d’arrestation des sujets pygmées ont été enregistrés ces deux derniers mois sur plusieurs barrières du territoire de Beni. Toujours minus des lance-pierres et de flèches lorsqu’ils se rendent à la chasse, ces populations autochtones sont souvent confondues aux miliciens Mai-Mai dans cette zone opérationnelle où les groupes armés sont très actifs.

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